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Actualités du groupe


Actualité du groupe
Publié le 25/11/2019

Rencontre du 3e type

 De g à d : Hervé Lapie, Patrick Cazin (directeur DDT),
Julien Turenne et Jacques Lucbéreilh (sous-préfet de Reims).

Hervé Lapie a tenu à rappeler que "l’agribashing est une réalité sur le terrain et c’est un vrai sujet de tension. Les agriculteurs attendent des suites judiciaires et des condamnations quand il y a des intrusions.

Le Gouvernement doit retirer les cartes indiquant les élevages en France avec les coordonnées des agriculteurs".

Il a également alerté Julien Turenne sur le niveau des revenus agricoles qui sont inacceptables. Les nouvelles normes franco-françaises (hausse RPD, séparation de la vente et du conseil, ZNT…) ne font qu’accentuer ce problème.

Pour le président de la FDSEA 51 "il manque la vision stratégique du projet agricole en France. Le Président de la République doit être plus clair sur l’agriculture".

Pendant cet échange, Laurent Champenois a également mis en évidence le manque de cohérence entre la réglementation européenne et les traités de libre-échange qui vont autoriser l’importation de produits alimentaires contenant des produits interdits en France et en Europe. Enfin, Florian Guérin des JA a souligné les difficultés des jeunes pour s’installer.

Il n’y a pas de visibilité sur l’avenir de l’agriculture alors que les taux sont au plus bas. Les actions du Gouvernement Sur le court terme, Julien Turenne a rappelé ce que le Gouvernement a déjà mis en place :

- rattrapage des aides à la bio avec un retour d’un calendrier de paiement "normal" ;

- accompagnement des agriculteurs avec un levier sur les prêts financés par le plan Junker ;

- mise en place de la déduction aléas ;

- transformation des charges en baisse de charges avec le CICE ;

- etc.

Il a également souligné la volonté du Gouvernement de "ne pas opposer les modèles agricoles".

Point sur les produits phytosanitaires

Julien Turenne explique que le débat actuel sur les produits phytosanitaires est un marqueur fort de la volonté du Gouvernement d’avancer sur le sujet. Par exemple, il a rappelé qu’une feuille de route a été publiée en 2018 concernant le glyphosate.

Maintenant que les impasses techniques avec l’Inra et l’Anses ont été listées, les contraintes économiques sont étudiées.

Fin 2020, le Gouvernement fera le point avec l’Anses afin de savoir quels usages du glyphosate pourront être retirés et quels usages pourront continuer, le temps de trouver des alternatives. Charte de bon voisinage Hervé Lapie a rappelé que la profession a été motrice sur le sujet. Dans le département, elle est travaillée depuis plus d’un an.

"Le fait que le Préfet refuse de signer la charte nous a freiné. L’association des maires et le conseil départemental ont été rencontrés, ils ont bien compris qu’il y a besoin d’un espace de dialogue et non de conflit dans les territoires ruraux", souligne le président. L’idée de la charte est de pouvoir ramener les ZNT à zéro dans le cadre d’utilisation de matériel adapté et de mise en place de moyens évitant la dérive (haies…).

Pour Julien Turenne, les projets d’arrêté et de décret qui ont été mis en consultations vont très peu évoluer. Le Gouvernement doit tenir compte de l’avis de l’Anses et prendre des mesures pour la protection des riverains en attendant le renouvellement des AMM des produits phytosanitaires avec des ZNT.

Sur la base des connaissances disponibles aujourd’hui, le Gouvernement ne peut pas justifier des ZNT en dessous de 3 mètres. Le Gouvernement a saisi l’Anses et l’arrêté prévoit la possibilité d’ajouter des matériels et des combinaisons matériels/haies pour avoir des distances adaptées, mais dans l’arrêté qui va sortir, il n’y aura pas de ZNT à zéro.

En conclusion, Hervé Lapie annonce que la charte de bon voisinage de la Marne sera signée le 25 novembre 2019 par l’ensemble des signataires mais, conformément aux consignées gouvernementale, le Préfet ne la signera pas.


Par Mathilde Fournier - FDSEA 51