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Actualités du groupe


Actualité du groupe
Publié le 19/11/2018

Résultats 2018 : ne parlons pas de retour à la normale

Le climat capricieux et les marchés mettent à rude épreuve les résultats et trésoreries. Olivier Josselin, responsable références économiques et filières à FDSEA Conseil, dresse le bilan de la campagne écoulée et propose des solutions pour améliorer la compétitivité des fermes marnaises. 

Les premières estimations de résultats tombent. Un début d’année 2018 fort humide, un été et un automne extrêmement secs laissent entrevoir des perspectives de résultats économiques très variables.

Pour les exploitations à dominante céréalière et oléo-protéagineux avec récoltes d’été, les rendements se situent plutôt dans la petite moyenne mais bénéficient de prix de marché qui reprennent de la hauteur.
Les récoltes d’automne (betteraves, pommes de terre, maïs, tournesol, fourrages…) non irriguées ont souffert des conditions météo de fin de cycle végétatif. Les rendements sont globalement très affectés avec des prix de ventes qui ne compenseront pas la perte en volume.

Des résultats 2018 qui stagnent
Les systèmes céréaliers devraient retrouver une note positive attendue depuis plusieurs années. Cependant, la part de cultures d’automne dans l’assolement pénalisera les résultats 2018. Les activités d’élevage se trouveront prises dans l’étau des fourrages manquants en fin d’année qui devront être compensés, soit par des achats de fourrages et aliments concentrés, soit par une décapitalisation des animaux qui alourdira le marché des viandes.
Les aléas de ces dernières années et la réforme de la PAC enclenchée depuis 2013 fragilisent les systèmes d’exploitation. 
Pour la Champagne Crayeuse, la sécurité qu’apportait la filière betteravière disparait. Le résultat prévisionnel 2018 sera en moyenne comparable à celui de l’année précédente mais réparti différemment. Les exploitations spécialisées, en système dit « scopeur » sans maïs, verront leur résultat progresser, pour les systèmes betteraviers, ce sera moins bien !
Le potentiel économique des exploitations se trouve largement entamé : réforme de la PAC avec baisse des soutiens du premier pilier d’aide d’environ 290 e/ha depuis 2013, fréquence accentuée des aléas climatiques, volatilité des marchés qui s’amplifie. 
En 2013, un projet qui se mettait en place sur une exploitation se raisonnait avec une perspective de résultat moyen sur 5 ans d’environ 500 €/ha. 
En 2018, pour un même projet, la perspective de résultat est
estimée à 180 €/ha, voire peut être moins, si certains paramètres sont extrapolés (voir graphique 1).

 


Des écarts de compétitivité à regarder sous deux angles 

La performance économique se mesure par la combinaison de deux axes. Prenons l’exemple du blé qui couvre 1/3 de la surface cultivée :

- Du côté des charges et dépenses : 
En 2018, nous estimons que 25  % des exploitations champenoises engagent 1547 e de charges/ha alors qu’à l’autre extrême, 25 % investissent 2020 €/ha pour un rendement approximativement similaire de 8.5t/ha.
Se cachent derrière ces écarts plusieurs explications d’une part liées à des choix stratégique tels que l’organisation du travail et des équipements, des choix de gestion, de couverture du risque, des choix culturaux et agronomiques et d’autre part des constats liés à l’ancienneté de l’exploitation.
Ces deux groupes perçoivent un montant d’aides PAC similaire. Les premiers peuvent se contenter d’un prix du blé à 151 €/t pour être rémunérés de leur travail, et il faut que le prix atteigne 206 e/t pour que les seconds obtiennent un même profit (voir graphique 2).

 

- Du côté des ventes :
Les choix de commercialisation sont multiples. Le prix moyen proposé par les organismes stockeurs est généralement le reflet des analyses de groupe réalisées par AS Entreprises. La prise en main de la commercialisation sous quelle que forme que ce soit  (marchés à terme, prix à fixer…) nécessite de définir une stratégie qui s’avère généralement payante si elle se pratique avec une grande rigueur. Les écarts de prix de vente, observés entre les quarts supérieur et inférieur, se situent en général dans une fourchette de 30 €/t pour la production de blé, dus à des choix de commercialisation, de variétés, à la rémunération du stockage. L’enjeu pour cette production peut représenter de 250 à 300 €/ha entre ces deux groupes d’exploitation.

L’intérêt de se comparer
Les observations tirées des analyses de groupe d’AS Entreprises montrent des écarts de résultats qui s’accentuent. Les 25 % d’exploitations qui dégagent les résultats les plus élevés semblent s’adapter plus aisément et subiraient moins fortement les aléas quels qu’ils soient. Et engager moins de charges ne signifie pas obligatoirement prendre plus de risques.
FDSEA Conseil et AS Entreprises s’attachent à faciliter ces réflexions, pour que le maximum d’agriculteurs puissent interpréter leurs chiffres, en proposant des réunions d’information de deux heures et des formations d’une journée (voir encadrés ci-contre). La reprise pour son compte personnel de chiffres moyens représente un risque qui peut mener à des décisions inappropriées. Ces moyennes doivent seulement servir de repères ! Le positionnement par rapport à d’autres exploitations permet de valider la remise en cause ou non d’une stratégie. L’objectif reste tout de même d’obtenir un coût de revient compatible avec la valorisation que permet le marché !

 

Les rencontres d’après récolte
• Parce que bien connaitre ses coûts permet de mieux saisir les opportunités de vente et d’éviter si possible de vendre à perte !…
• Parce que l’échange et le partage d’expérience sont les meilleurs moyens de se projeter
• Parce que l’exercice n’est pas toujours évident à réaliser tout seul compte tenu de la diversité des productions,
FDSEA Conseil, AS Entreprises, en partenariat avec Piloter Sa Ferme,  convient tous les agriculteurs à participer à des réunions d’information et d’échange :

Perspectives de résultats 2018 -  Axes et leviers pour gagner en compétitivité
le 20 novembre à 14 h à Châlons en Champagne (antenne FDSEA)
ou le 29 novembre à 14 h à Reims (Maison des Agriculteurs)

Information et inscription auprès de Muriel Prévoteau : 
Mail : mprevoteau@fdsea51.fr ou tél. : 03 26 04 96 66

 

Et pour être plus opérationnel et autonome, des formations FDSEA Conseil d’une journée pour connaître et renforcer votre compétitivité
« La maitrise de mes coûts de production pour gagner en compétitivité »
Le 4 décembre 2018 ou le 15 janvier 2019 à Reims

(Maison des Agriculteurs)
Information et inscription auprès de Muriel Prévoteau : 
Mail : mprevoteau@fdsea51.fr ou tél. : 03 26 04 96 66

 

Pour aller plus loin : des formations Piloter Sa Ferme pour sécuriser votre commercialisation

• 22 janvier à chalons : Niveau 1 : Bâtir et tester sa stratégie de commercialisation. 
Inscription auprès de bipilote formation
https://www.weezevent.com/s1-22-01-2019-chalons-en-champagne

• 9 janvier : Niveau 2 :  Personnaliser son cadre de gestion pour bien gérer sa commercialisation. 
Inscription auprès de bipilote formation   
https://www.weezevent.com/cgp1-09-01-2019-chalons-en-champagne  

• 24 janvier : Niveau 3 : Perfectionner sa stratégie en mettant en œuvre des techniques de commercialisation (débutant).
inscription auprès de bipilote formation 
www.weezevent.com/tc1d-24-01-2019-chalons-en-champagne   

• 30 janvier : Niveau 3 : perfectionner sa stratégie en mettant en œuvre des techniques de commercialisation (pratiquant).
Inscription auprès de bipilote formation   
www.weezevent.com/tc1p-30-01-2019-chalons-en-champagne


Par Olivier Josselin