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Actualités du groupe


Actualité du groupe
Publié le 16/02/2018

Dans l'œil des éleveurs bovins marnais

De g. à d. : Roger Lanfroy, Romain Hannetel
et Laurent Champenois.
Les élus de la Fédération départementale bovine de la Marne présents au congrès de la FNB livrent leurs impressions.
 
«Que retenez-vous du congrès de la Fédération nationale bovine (FNB) qui s’est tenu à Évreux les 7 et 8 février ? » Telle était la question posée aux trois représentants de la Fédération départementale bovine de la Marne (FDB) qui ont fait le déplacement à Évreux, malgré les conditions climatiques exceptionnelles.
 
Roger Lanfroy, trésorier de la FNB
et délégué de la FDB 51 :
« Si on écoute notre ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, il n’y aura plus d’élevage dans cinq ans. Il n’a aucun projet pour notre élevage allaitant. Si le Gouvernement s’imposait et travaillait correctement l’ouverture des marchés à l’export, les cours des bovins ne seraient pas si bas. À entendre le député La République en Marche de la Creuse Jean-Baptiste Moreau, les messages sont plutôt positifs car l’accord du libre-échange avec le Mercosur n’est d’après lui pas près d’être signé.
La profession a beaucoup misé sur les États Généraux de l’Alimentation ; il est dorénavant urgent et primordial qu’un cadre législatif soit posé rapidement. Nos coopératives et marchands de bestiaux doivent respecter et payer a minima aux coûts de production ! Bien sûr, la rémunération de la main-d’œuvre doit être intégrée dans nos coûts de production, cela n’est pas négociable !
».
 
Laurent champenois, président de la FDB 51 :
« Au congrès, l’ambiance est pesante. Dans la salle, les éleveurs n’ont pas manqué de malmener leur ministre de l’Agriculture. Lors de son intervention, une banderole a même été brandie pour dire non aux accords de libre-échange. Dans l’assemblée, chacun d’entre nous, a rappelé au ministre son rôle et ses devoirs : nous voulons un prix rémunérateur ! La profession est en crise, elle attend des messages forts et non des signaux inquiétants tels que l’ouverture aux importations.
Permettre la déclinaison des EGA dans un cadre législatif solide et contrôlé, interdire la signature des accords de libre-échange avec le Mercosur et conserver un budget de la PAC constant, tels sont les trois objectifs à défendre par le syndicalisme.
Un mot d’ordre : ne rien lâcher ! Nous devons maintenir la pression sur les élus et les grandes
et moyennes surfaces dans nos départements ! ».
 
Romain Hannetel, délégué de la FDB 51 :
« Mercosur : il est scandaleux de vouloir laisser entrer en Europe de la viande d’Amérique du Sud ne respectant pas nos propres cahiers des charges. Cela nous viendrait-il demain d’ouvrir nos frontières à des voitures qui n’ont pas de ceintures de sécurité ?
Non ! Alors ne le faisons pas avec la viande de bœuf !
Stéphane Travert, notre ministre de l’Agriculture, nous laisse seuls au milieu du désert ! Il demande aux éleveurs bovins de s’organiser, de monter en gamme, mais attention à ne pas finir en game over si le prix n’est pas de la partie !
L’exaspération des éleveurs bovins présents au congrès est clairement palpable. Le gouvernement et les grandes et moyennes surfaces nous font perdre l’envie et l’amour de notre métier ! Les promotions 365 jours par an sur les denrées alimentaires en sont un triste exemple et doivent être bannies d’urgence !
Pour notre présidente de la FNSEA, le syndicalisme doit garder en tête sa vision de l’avenir de la filière bovine et doit maintenir la pression pour que son projet arrive à bon port.
 Elle a rappelé à l’assemblée que la politique des prix bas ne fait que des perdants ! ».
 

Par Mylène Berruyer FDSEA 51 Département syndical