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Evénement
Publié le 02/03/2012

Petit dej’ avec les éleveurs et longue visite pour Nicolas Sarkozy au SIA 2012

Pour le dernier SIA de son mandat, le président de la République a effectué une visite marathon. Compte-rendu.

Petit déjeuner avec les éleveurs et visite prolongée dans le
hall de l’élevage ont donné le "la" de la visite présidentielle
au 49e SIA..
Ainsi, la boucle est bouclée ! Après plusieurs visites chaotiques, manquées ou très critiquées, le président Nicolas Sarkozy a choisi, pour le SIA 2012, de prendre tout le monde de vitesse.

Alors que l’inauguration officielle devait démarrer à 8 h 30 ce samedi 25 février à la Porte de Versailles, le présidentcandidat a déboulé une heure plus tôt, entamant sa visite sur les chapeaux de roues.

Immédiatement, il s’est dirigé vers la salle de traite des vaches, puis direction l’extérieur, à l’endroit où les éleveurs font la toilette des belles de concours.

Aussi sec, rendez-vous sur le grand ring pour un petit-déjeuner avec les éleveurs, notamment ceux de la race Gasconne, dont Valentine est issue, et qui est la mascotte de cette édition (après Candy la Vosgienne l’an passé).
Petit-déjeuner "off", sans la présence de la presse mais avec Bruno Le Maire, le ministre de l’Agriculture, Xavier Beulin, président de la FNSEA ou encore Pierre Chevalier, président de la FNB.

Les éleveurs présents et leurs représentants ont rappelé les difficultés liées aux charges d’exploitations, à l’installation des jeunes, aux réglementations sanitaires, aux conditions d’élevages dans les zones défavorisées ou encore à l’export.

Passage de Nicolas Sarkozy et Bruno Le Maire sur le stand de la FNSEA
Sur ce dernier point, le président a expliqué qu’il "ne voyait pas de raison de ne pas pouvoir exporter" avant d’insister - "il l’a répété quatre fois" selon un éleveur présent lors de cette entrevue - sur le fait que "la TVA emploi, c’est pour vous que je l’ai fait".

Le président a indiqué qu’il s’agissait de pénaliser les importations et de favoriser la production, voire la productivité.

"Cette TVA, ça ne va pas changer le monde" s’exclamait un éleveur alors qu’un autre précisait que "productivité et agriculture en zones défavorisées ne sont pas des choses faciles à concilier".

Xavier Beulin a également rappelé au président que la mesure TVA emploi, telle qu’existante aujourd’hui, "peu d’agriculteurs en profitent. Nicolas Sarkozy a précisé que la question était ouverte afin de pouvoir en faire profiter plus d’agriculteurs".

Sur l’installation des jeunes, alors que les représentants agricoles souhaitent ardemment des mesures supplémentaires, le président a bien fait comprendre qu’il "ne voulait pas créer de nouvelle niche sur ce sujet. C’est une question à traiter dans le cadre global de l’emploi".

Visite de 4 heures

Après ce petit-déjeuner, le cortège a ensuite démarré la visite proprement dite : stands Interbev/ Planète Viande/Terre d’élevage et discussion à bâtons rompus avec des apprentis bouchers d’abord puis direction France Génétique Elevage, Sud Ouest France (pour la première fois deux grandes régions - Midi-Pyrénées et Aquitaine - font stand commun) avant de rejoindre la partie du hall 1 où se trouvent les porcs.

Jean Michel Serres, président de la FNP, a rappelé au président les problématiques du moment pour sa propre filière : harmonisation de la réglementation environnementale et installation classée. "La France aborde la compétition avec d’autres grands pays producteurs avec de vrais handicaps sur ces sujets" précise t- il au passage. Même scénario au passage du stand des produits laitiers.

Henri Brichart, président de la FNPL, a signalé les difficultés à mettre en oeuvre la contractualisation "avec certains industriels qui compliquent les choses". Ce sur quoi le président a répondu : "J’ai fait mon boulot au niveau du droit de la concurrence. Pour le reste, ce n’est pas de ma faute". Idem sur la question production - environnement et le sujet des pâtures sans animaux dessus.

Après une courte halte au niveau du stand de la FNSEA, le président s’est fait expliquer, plus longuement, les principes de fonctionnement du diester. Direction ensuite l’Odyssée végétale mais avant d’y arriver, Nicolas Sarkozy sera interpellé par les responsables de la filière fruits et légumes, un peu remonté contre le fait que, manifestement, leur stand n’était pas au programme du parcours présidentiel.

Rencontre un peu tendue avec un président rappelant que "le travail a été fait et que, avec tout ce qu’on a fait pour les producteurs, ils doivent regagner des parts de marché". "Oui, des choses ont été faites. Mais ce n’est pas assez. Nous avons toujours un problème avec les charges patronales et les charges salariales sur les permanents. Elles doivent baisser" précise Jacques Rouchaussé, secrétaire général de Légumes de France.

La visite se poursuivra ensuite du côté du stand de l’APCA, des Notaires de France et des organismes d’enseignements et de recherche : Inra, Cirad, AgroPariTech avant de se terminer sur celui des métiers de l’agroéquipement (Aprodema, Axema et Sedima réunis pour l’opération 5 000 emplois à pourvoir), endroit où le chef de l’État prendra la parole sur la formation et l’emploi.

Il a alors réitéré ses propositions récentes sur "l’obligation de se former quand on ne peut plus raisonablement trouver un emploi et l’obligation d’accepter une mploi lorqu’on aura acquis une nouvelle formation qualifiante" avant de rappeler que la formation agricole est plutôt exemplaire et que des emplois, "il en existe dans l’agriculture, dans le commerce ou encore dans l’artisanat".

Pour en savoir plus : retrouvez la totalité de cet article en page 4 du journal
La Marne Agricole n°3000 du 2 mars 2012

Par Thierry Michel