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Evénements


Evénement
Publié le 15/09/2011

Le 25e Space, plein de promesses, ouvre dans le calme cette année

Conjoncture agricole légèrement améliorée alors que Bruno Le Maire inaugure le Salon International de l’élevage à Rennes.

Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture, a inauguré ce mardi
12 septembre le 25e Space. Il a notamment visité la plate-forme
Recherche & Développement, consacrée cette année à
l’agriculture écologiquement intensive.
Le 25e Space s’est ouvert mardi dans une quiétude automnale, le salon rennais de l’élevage bénéficie pour son quart de siècle d’existence d’une conjoncture plutôt porteuse en lait. D’où une ambiance inaugurale beaucoup plus détendue que lors des deux précédentes éditions.

Pas de manifestations, pas de casse, et un important dispositif de sécurité ont donné à cette journée inaugurale, par Bruno Le Maire, un air… de campagne pré-électorale. Cette fois, c’est fait, le Ministre de l’agriculture a inauguré le Space.

Privé de visite et de discours en 2009 pour cause de perturbations contestataires inédites, privé de visite en 2010 pour les mêmes raisons, Bruno Le Maire a enfin pu goûter aux joies d’une déambulation inaugurale paisible, prendre un peu de temps chez quelques exposants, dialoguer avec des éleveurs de bovins désabusés, écouter des éleveurs de porc remontés, avant de prononcer enfin un vrai discours agricole, plutôt enlevé et même un peu lyrique.

Son hôte du jour, Jean-Michel Lemétayer, se cantonnait pour la première fois depuis des lustres à un strict rôle de président du Salon, sans aucune autre casquette à porter, pour rappeler que le Space en était tout de même à sa vingt cinquième édition et autant d’occasions pour le monde de l’élevage de créer ici son avenir.

Paysans solidaires

Un avenir plein de promesses bien sûr aura-t-on compris en écoutant les multiples annonces d’un Bruno Le Maire volontiers à l’écoute "des paysans qui souffrent" auxquels il veut "apporter des solutions concrètes".

D’ailleurs, "la solidarité des paysans n’est pas un vain mot" constatait le Ministre en insistant sur le million de tonnes de paille transporté par et avec les agriculteurs pour répondre au déficit des zones les plus touchées par la sécheresse.

Et d’insister aussi sur les 100 millions d’euros bientôt débloqués dans le cadre des calamités agricoles, ou encore le versement anticipé (mi-octobre) de 50 % des DPU, 80 % de la PMTVA et 50 % des aides ovins/caprins.

Mais le Ministre a aussi voulu rappeler le cap fixé il y a deux ans, celui de la modernisation de l’agriculture française. En quatre mots : compétitivité, qualité, simplification des règles, exportations.

Et une multitude de constats sur les mesures déjà prises et qui portent leurs fruits, du plan de performance énergétique, à l’accompagnement des filières d’élevage (845 millions d’euros pour le plan de modernisation des bâtiments d’élevage, 60 millions sur trois ans pour le porc, 20 millions pour la filière avicole), ou encore à l’organisation des filières, au travers des contrats, notamment laitier.

"Ça avance" confiait Bruno Le Maire dans un exercice mi-bilan mi-programme au cours duquel il a fait état de sa volonté de réduire de 1 euros par heure le coût du travail et ainsi se rapprocher des coûts des pays concurrents, Allemagne ou Espagne. Rendez-vous a même été pris… au 1er janvier prochain.

"Soyons pragmatiques"

Autre rendez-vous pris, celui de la mise en place d’ici mimars prochain d’un nouveau cadre sur les zones d’excédent structurel (Zes), ou sur la simplification des procédures sur les retenues d’eau.

"Simplifions les règles, soyons pragmatiques" a-t-il lancé à un auditoire très à l’écoute. Il a été très applaudi. Le Ministre pragmatique s’est également voulu conquérant, à la mesure du maintien du budget de la PAC de l’après 2013 à son niveau actuel, engagement aujourd’hui acquis quand il y a deux ans, Bruxelles proposait une baisse de 30 %.

Preuve pour le Ministre français de l’agriculture que le renoncement n’est pas de mise. "La balle est dans votre camp, soyez plus offensifs" exhortait Bruno Le Maire à l’attention des exportateurs agricoles et plus précisément à celle de la filière bovine, avouant ne pas comprendre les réticences de Coop de France et du SNIV à la mise en place d’un GIE export.

Même fermeté sur le principe de réciprocité qui doit guider les négociations commerciales : "les produits importés doivent respecter les mêmes règles que celles auxquelles sont soumis les producteurs européens".

Une affirmation aux allures de slogan de campagne présidentielle. Même impression à entendre la très brève annonce par le Ministre de la publication des résultats du recensement agricole de 2010, le premier depuis 11 ans : "La France agricole est moderne, elle est jeune, elle est féminine, elle est diversifiée, nous devons nous en réjouir parce que c’est le signe que notre agriculture a de l’avenir". Là, on en attendait un peu plus.

Pour en savoir plus : retrouvez la totalité de cet article en page 4 du journal
La Marne Agricole n°2976 du 16 septembre 2011


Par Paul Jegat, Terra