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Actualité professionnelle
Publié le 04/07/2019

Les accords de libre-échange au coeur des débats

Les organisations agricoles s’inquiètent que l’agriculture soit "mise en pâture" dans ces accords qui ouvriraient la porte à des importations distorsives. 

Ces derniers jours, les accords de libre échange ont mobilisé les responsables politiques européens. Si le CETA est mis en oeuvre depuis plus d’un an sur l’ensemble des questions agricoles, il ne l’est que de façon provisoire, car il est dans l’attente de la ratification par les parlements nationaux.

À ce sujet, les paroles politiques se sont multipliées, le président de la République a appelé, à plusieurs reprises, les parlementaires à voter cette ratification. Elle devrait avoir lieu au coeur de la session extraordinaire de juillet par un vote à l’Assemblée Nationale le 17 juillet, puis au Sénat, après un passage au Conseil des ministres le 3 juillet.

En parallèle du CETA, le traité avec le Mercosur fait de nouveau l’actualité : après une nouvelle phase de négociations à Bruxelles, il vient finalement d’être conclu le 28 juin.

La question de l’accès au marché européen est plus ou moins bouclée (potentiellement 99 000 t pour la viande bovine (50 % frais et 50 % congelés), 200 000 t pour le sucre (avec un droit de 98 euros), 500 000 t d’éthanol et 100 000 t pour la volaille).

Parmi les intérêts agricoles "offensifs" de l’UE, le Mercosur concède, pour le fromage, un contingent tarifaire d’importation de seulement 9 000 tonnes. La question de la protection des indications géographiques n’est pas finalisée.

Le CETA en bonne voie ?

Un dîner s’est tenu le 26 juin entre les ministres des pays du Mercosur et les principaux commissaires européens en charge de ce dossier (Cecilia Malmström, Phil Hogan et Jyrki Katainen). Il avait pour objectif de "faire le point sur les progrès accomplis". Ce dîner marque un changement dans les négociations qui passent ainsi du plan technique au plan plus politique. Il s’agissait, en effet, d’obtenir un accord politique dans les couloirs du G20 le 29 juin.

En amont de ce dîner, la FNSEA et JA ont là aussi rappelé leur opposition aux importations distorsives en provenance des pays du Mercosur. Pour les deux organisations, il s’agit en effet d’une remise en cause de l’agriculture française, mais aussi l’alimentation, la santé des consommateurs et des engagements climatiques.

"Le modèle agricole des pays du Mercosur ne peut pas être comparé avec le modèle européen : les tailles de troupeaux de milliers de têtes, des exploitations de plus de 2000 hectares, l’usage de produits phytosanitaires ou de médicaments vétérinaires interdits en Europe", insistent la FNSEA et JA. Elles expliquent qu’on ne peut demander aux agriculteurs européens d’être compétitifs face à ce genre de concurrence.

"L’incohérence totale de la politique commerciale avec les politiques agricoles, sanitaires ou environnementales est flagrante", continuent JA et FNSEA. Concernant tout accord de libre-échange, les deux organisations appellent donc les États européens à protéger l’agriculture française.

Une rencontre entre la profession agricole, le Préfet et les parlementaires marnais est organisée vendredi 12 juillet à 10h30 à Mourmelon-le-Grand, sur l'exploitation de Romain Hannetel
(rue Marouchewski). La FDSEA et JA invitent tous leurs adhérents à y participer.