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Actualités du groupe


Actualité du groupe
Publié le 26/09/2019

La température monte

 
 Les agriculteurs de vitry ont allumé le feu le
24 septembre

Les agriculteurs ont allumé des "feux de la colère" pour protester contre l’agribashing et un "manque de considération" de l’État.

La température monte

Les agriculteurs marnais ont répondu à l’appel de la FRSEA Grand Bassin Parisien et ont allumé des feux "de la colère" dans chaque arrondissement entre le 23 et le 27 septembre 2019.

Par cette action, ils souhaitaient dénoncer les attaques contre l’agriculture, les intrusions et dégradations dans les élevages, les insultes et agressions d’agriculteurs, les pressions et accusations de mouvements extrémistes et anti-viande… Mais aussi l’attitude du gouvernement :

- Pour son manque flagrant de soutien des agriculteurs et de fermeté pour sanctionner les auteurs de propos diffamatoires et d’actes malveillants ;

- pour sa décision prise sans concertation dans l’élaboration des Zones de non-traitement (ZNT riverains). En effet, tout le travail engagé depuis plusieurs mois sur la rédaction d’une charte de bon voisinage avec les acteurs locaux, dans les départements est balayé d’un revers de main. Le dialogue est rompu !

- pour son accord donné à la ratification de traités européens de libre-échange, comme le CETA, facilitant encore l’importation de produits alimentaires ne respectant pas les normes de production européennes contredisant l’article 44 de la loi Egalim.

Un manque de confiance envers les agriculteurs

Benoit Collard qui était présent sur le canton de Sainte Ménehould résume bien le sentiment des agriculteurs présents pour ces mobilisations : "Je participe pour exprimer le manque de confiance de la société en général pour ses agriculteurs.

Par exemple dans le cas des ZNT, la profession dans son ensemble a travaillé sur une charte de bon voisinage et tout cela pour rien. Personne ne tient compte de notre cohérence et nos compétences. C’est inquiétant, car l’État nous demande de réfléchir mais tout est déjà décidé à l’avance. Moi j’ai construit un poulailler en label route 50 m des habitations.

Aujourd’hui, j’ai une relation de confiance avec le voisinage. C’était la direction que prenait la charte de bon voisinage mais l’État nous a coupé l’herbe sous le pied".

Un projet politique pour l’agriculture

Hervé Lapie, président de la FDSEA 51 a tenu à rappeler la position de la FDSEA : "L’État doit s’engager pour arrêter la stigmatisation des agriculteurs et pour construire un réel projet pour la ruralité et l’agriculture. Celui-ci doit être construit autour de différents axes qui font la force de notre agriculture : la consolidation de l’autonomie alimentaire française et européenne, la lutte contre le réchauffement climatique, et le maintien de la biodiversité. Ces sujets, ce sont les agriculteurs qui en ont les clés".

"Les efforts réalisés par la profession agricole depuis une décennie ne sont pas reconnus par l’État. La profession est quotidiennement montrée du doigt ce qui nuit à son image et son attractivité. Nous attendons que les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités et s’engagent contre l’agribashing. L’État doit donner envie aux nouvelles générations de se lancer dans l’agriculture, et fournir de réelles perspectives d’avenir aux nouveaux installés".

Les agriculteurs allument des feux d’alarme mais l’État répondra- t-il à leurs appels ?


Par Ludovic Barthelet - Animateur FDSEA 51