
Rendez-vous au Capitole le 12 juin 2026
4 juin 2026Bien qu’ils se soient investis durant toute leur carrière, de nombreux retraités du monde agricole touchent encore des pensions bien trop basses par rapport à la moyenne nationale. Pour ces hommes et ces femmes dévoués à la souveraineté alimentaire de la France et à la vitalité de nos campagnes, cette situation demeure une profonde injustice.
L’adoption, le 4 juin dernier à l’Assemblée nationale, de la proposition de loi « Chassaigne 3 » constitue une avancée importante pour la revalorisation de nos petites retraites agricoles. Ce texte intègre deux revendications majeures portées par la FNSEA et notre Section Nationale des Anciens Exploitants : la garantie d’une retraite minimale à hauteur de 85 % du Smic pour toutes les carrières complètes, y compris celles des conjoints et aides familiales, ainsi que la non prise en compte de la pension de réversion dans le calcul de la pension majorée.
Cette nouvelle étape s’inscrit dans la continuité des avancées déjà obtenues ces dernières années. En 2020, la loi « Chassaigne 1 » a permis de revaloriser les minima de retraite des chefs d’exploitation, en les portant de 75 à 85 % du Smic. Puis, en 2021, la loi « Chassaigne 2 » a étendu cette revalorisation aux conjoints collaborateurs et aux aides familiaux, longtemps oubliés du système.
Le texte doit désormais être inscrit rapidement à l’ordre du jour du Sénat et faire l’objet d’un vote conforme afin d’éviter toute nouvelle lecture susceptible de retarder, voire de compromettre, son adoption définitive.
Nous appelons donc les sénateurs à examiner ce texte dans les meilleurs délais et à l’adopter sans modification pour répondre rapidement à une attente légitime de nos anciens. Pour la reconnaissance d’une vie de travail et pour la dignité du monde agricole, la mobilisation doit se poursuivre. (Le sujet sera détaillé dans le dossier sénior du 17 juillet).
Jean NOTAT, Président SNAE et SDAE 51



