
Carte Moisson : Opération « SIGNALISATION »
15 septembre 2026Le 11 septembre dernier, la profession agricole s’est réunie à la préfecture de la Marne afin d’échanger sur les modalités de versement de l’aide sécheresse. Suite aux annonces gouvernementales du 4 septembre dernier sur le plan d’urgence agricole, l’enveloppe allouée à notre département s’élève à 1,5 million d’euros. Soyons clairs : ce montant reste largement insuffisant au regard de la détresse de nos exploitations et de l’impact ravageur de cette sécheresse sur l’ensemble de nos filières.
Cette enveloppe entraîne des arbitrages difficiles et inévitables. Comment garantir la pérennité de nos structures, assurer les besoins de trésorerie et financer les intrants de la prochaine récolte ? L’enjeu de notre réunion avec les services de l’État était clair : définir des critères de sélection équitables. Pourquoi soutenir un éleveur plutôt qu’un céréalier ou un maraîcher ? Pourquoi un exploitant et pas son voisin ? Notre ligne de conduite : aider les plus fragiles d’entre nous et verser les aides en urgence. Les premiers versements doivent intervenir dès le début du mois d’octobre. Vous pouvez retrouver le formulaire de cette demande d’aide sur le site de la préfecture de la Marne.
Parmi les critères retenus lors de nos échanges, le ratio des dettes à court terme au 31 août 2026 (fournisseurs, coopératives, charges fiscales, sociales et bancaires) rapporté au chiffre d’affaires du dernier exercice sera déterminant. Des ratios d’UGB par hectare ou de part du maraîchage dans le chiffre d’affaires global viendront appliquer des majorations ciblées. De plus, les jeunes agriculteurs installés depuis moins de 5 ans répondant aux critères bénéficieront d’un soutien rehaussé. Pour que personne ne soit laissé de côté, les cabinets comptables, les banques, la MSA ainsi que l’association « Réagir » vont se mobiliser aux côtés de l’État pour identifier rapidement les exploitations en difficulté.
L’accompagnement proposé n’est pas à la hauteur des enjeux et va créer des mécontentements dans notre département. L’année blanche bancaire et un soutien financier plus important de la part de l’Etat doit intervenir très vite pour maintenir nos exploitations et préserver notre capacité à produire. Une nouvelle fois, nous attendons des actes forts de la part du gouvernement !
Laurent Champenois, Président de la FDSEA de la Marne


