
Loi d’urgence… il faut des actes !
5 mars 2026C’est avec engagement que je prends aujourd’hui la tête de la FDSEA de la Marne, succédant à Hervé Lapie, que je remercie pour son investissement de longue date au service de notre profession. Cette passation est un honneur, mais surtout une responsabilité immense, celle de porter la voix de l’agriculture de la Marne, un département parmi les plus agricoles de France.
Mon engagement syndical, c’est avant tout de travailler le fond des dossiers dans le respect des biens et des personnes, sans jamais céder à la facilité. C’est le socle de notre action, celle qui paiera sur la durée.
Les priorités de la nouvelle équipe pour les trois prochaines années :
• Simplifier : la complexité administrative est devenue un frein majeur à notre métier. Entretien des cours d’eau, TICPE, dossiers ICPE… des améliorations ont déjà été obtenues mais il reste encore des contraintes lourdes à travailler, comme la Directive nitrates ou encore la PAC.
• Stabiliser : les exploitations ont besoin de visibilité à 10 ans pour porter les projets, ce qui n’est pas du tout le cas en France aujourd’hui. Accès à l’eau et aux produits de protection des plantes, réglementations, maîtrise du foncier, renouvellement des générations et accompagnement des exploitations existantes… tous ces sujets doivent se réfléchir sur le long terme.
• Sécuriser et développer : il est fondamental de sécuriser nos revenus. Maîtrise des charges, contractualisation, meilleure répartition de la valeur dans nos filières, PAC forte… sont des leviers importants à défendre. Favoriser la création de projets dans les exploitations est également indispensable pour dégager un revenu supplémentaire, s’épanouir et être plus résilient sur le long terme.
L’agriculture marnaise a été bâtie par le travail de nos aînés, qui ont créé de belles filières. Notre rôle est de préserver cet héritage tout en cultivant le goût d’entreprendre. Nous devons accueillir et convaincre cette grande partie d’agriculteurs silencieux qui ne sont pas syndiqués mais qui peuvent se retrouver dans nos valeurs de respect.
L’avenir de l’agriculture française et européenne se jouera dans les prochaines années : nous resterons vigilants et offensifs afin de maintenir une agriculture diversifiée avec les hommes et les femmes qui la font vivre dans les territoires.
Avec unité et détermination, nous continuerons à défendre chaque agriculteur et à construire un avenir où notre métier sera reconnu et respecté.
Laurent Champenois, Président de la FDSEA 51


