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23 janvier 2026
Défendre le revenu des exploitants : un travail au quotidien !
28 janvier 2026En avril dernier, il y a seulement 9 mois, le gouvernement proposait dix mesures pour apaiser le dialogue entre l’Office français de la biodiversité (OFB) et le monde agricole. Il était question « d’améliorer le fonctionnement et la compréhension des contrôles » et de « travailler à un partenariat avec le monde agricole » nous promettait, le cœur sur la main, l’exécutif.
Une promesse qui s’ajoute à la trop longue liste des promesses non tenues. Car la semaine dernière, l’OFB a officialisé la nomination d’une directrice générale déléguée chargée de la « mobilisation de la société ». Cette nomination est une véritable provocation tant nous manquons de nous étouffer à la lecture du parcours de cette nouvelle directrice connue pour être très proche des mouvements écologistes radicaux activistes de la décroissance et anti-agricoles comme Soulèvements de la Terre et Extinction Rebellion.
À ce niveau de responsabilité, ce n’est pas une erreur de casting, c’est une provocation caractérisée. La direction de l’OFB et le gouvernement ne pouvaient ignorer la proximité de cette ancienne adjointe au maire de Paris avec des mouvements aussi écologiquement fondamentalistes ! D’autres candidats n’auraient-ils pas un profil un peu moins marqué ? Comment pourrait-on croire qu’un dialogue constructif pourrait s’établir entre le monde agricole et une directrice déléguée aussi militante ? Va-t-elle porter la « bonne parole anti-agricole » auprès de la société (puisque telle est sa mission) en copiant et véhiculant les éléments de langage de ses amis radicaux ?
Avec cette nomination, l’OFB semble avoir présenté son vrai visage : une « officine » prête à déréguler l’agriculture française, à l’empêcher par tous les moyens de produire pour nourrir. Dans l’intérêt de tous, il serait opportun que l’OFB revienne urgemment sur cette nomination qui irrite une profession agricole exaspérée. Exaspérée qu’on se moque d’elle. Exaspérée qu’on ne la respecte pas. Il en va aussi de l’image de cette agence qui a été invitée par les parlementaires à « rééquilibrer ses missions au profit de la prévention, de l’appui au territoire et de l’accompagnement des acteurs, afin d’atténuer l’image répressive attachée à l’établissement ».
Hervé Lapie, Président de la FDSEA 51 et secrétaire général FNSEA


