
Carte Moisson : effaroucheurs (cerf volant, canon…) et répulsifs
25 mars 2026L’heure n’est plus aux simples constats, mais à l’action. Un récent rapport de la Commission européenne a confirmé ce que nous redoutions. De la viande bovine brésilienne contenant une hormone interdite en Europe depuis 1981 car potentiellement cancérigène, a franchi nos frontières. Au-delà de la concurrence déloyale pour nos élevages, c’est un scandale de santé publique. Pendant que nous, éleveurs français, nous nous plions à des normes sanitaires et de traçabilité parmi les plus strictes au monde, l’Europe laisse entrer des produits, issus d’une agriculture aux antipodes de nos valeurs.
Comment accepter que l’on impose toujours plus de contraintes à nos exploitations tout en ouvrant grand les portes à une « Europe passoire » ?
Le silence des autorités face à nos alertes et l’absence de sanctions immédiates contre ces importations frauduleuses sont inacceptables. On nous parle de nouveaux accords commerciaux avec l’Australie, alors que nous ne parvenons même pas à contrôler ce qui arrive par les ports de Rotterdam. Pour nous, c’est clair : c’est zéro tonne de viande traitée aux hormones sur notre sol.
Face à cette inertie, nous avons décidé d’agir. À l’image de l’appel national lancé par Patrick Bénézit, président de la FNB. Nous allons mener, dans les prochains jours, des contrôles sur le terrain.
Le but de ces contrôles est de vérifier la transparence de l’origine des viandes bovines en rayon et d’informer les consommateurs sur ce qu’ils achètent. Nous demandons l’exclusion de la viande bovine de tous les accords de libre-échange ainsi que la réciprocité des conditions de production.
L’excellence de notre élevage mérite le respect, pas la concurrence déloyale de produits impropres à la consommation.
Romain Hannetel, Trésorier FDSEA 51 et Administrateur FNB


