
L’Europe passoire : c’est non !
26 mars 2026La situation est grave, car la flambée du gasoil non routier (GNR), des engrais et des plastiques va augmenter nos coûts de production de 10 à 30 % en moyenne. L’impact est immédiat et intolérable : passer de 70 centimes à 1,30 € le litre de GNR représente un surcoût de 180 € pour un seul plein de 300 litres. Face à cette menace qui risque de mettre nos exploitations à genoux alors que la situation économique est déjà bien compliquée sur le terrain, la « mesurette » de prise en charge de 3,86 centimes par le gouvernement est une vraie provocation.
La responsabilité de la FNSEA est d’obtenir des solutions rapides. Nos exigences portées par Arnaud Rousseau au Premier ministre le 30 mars sont claires :
▪ GNR : L’obtention immédiate d’une remise de 30 centimes en pied de facture pour le carburant. Le Premier ministre a confirmé que ses premières annonces n’étaient pas un « solde de tout compte» et qu’il était prêt à aller plus loin. Pour nous, c’est une vraie nécessité !
▪ Règles de concurrence : La réouverture des négociations commerciales pour répercuter nos hausses de charges, ainsi qu’un accompagnement spécifique pour les filières les plus fragiles.
▪ Europe : La suspension du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF). Le 31 mars, la ministre de l’Agriculture a porté la voix de la France à Bruxelles, mais visiblement sans écoute, puisque le commissaire Hansen vient d’annoncer qu’il n’était pas possible de revenir là-dessus, alors même que l’article 27A le permet. Ce combat, le Premier ministre doit le poursuivre
▪ Échanges : Le rejet officiel de l’accord de libre-échange avec l’Australie.
Dans la Marne, la FDSEA et JA ont interpellé M. le préfet et les parlementaires la semaine dernière. Les sénateurs ont d’ailleurs adressé un courrier au ministre de l’Économie et à la ministre de l’Agriculture, leur demandant notamment des mécanismes pour amortir la hausse des charges et des garanties pour une concurrence loyale avec les produits importés.
Sans réponses rapides de nos ministres, nous entrerons dans une nouvelle période de mobilisation pour notre réseau. Nous ne pouvons pas en rester là !
Laurent Champenois, Président de la FDSEA de la Marne


