
Rien ne se fera sans le revenu agricole !
2 septembre 2026La ministre de l’Agriculture a annoncé son “plan d’urgence CASI” d’un milliard d’euros. Reçue sur le stand FDSEA à la Foire de Châlons, elle a pu mesurer notre colère et la réalité de nos exploitations.
Le compte n’y est tout simplement pas !
Derrière la communication ministérielle, ce soi-disant milliard repose en grande partie sur du recyclage d’aides existantes et déjà annoncées il y a plusieurs semaines avec notamment le dégrèvement de la TFNB, les cotisations sociales ou encore l’allongement du dispositif des engrais azotés. Face à la détresse financière qui touche nos fermes, la réponse du gouvernement reste déconnectée de la réalité du terrain.
Nous avons été très clairs face à la ministre. L’urgence absolue concerne les besoins de trésorerie. Sans liquidités immédiates, pour toutes les productions agricoles confondues, il est impossible de financer les intrants pour la saison prochaine. Nous devons pouvoir nous couvrir en azote dont les prix étouffent nos structures, en GNR ou encore en fourrage pour les éleveurs. Je considère que le plus important, c’est d’avoir la capacité de reporter nos échéances.
Nous demandons l’année blanche bancaire et un soutien financier direct de l’État pour dégager de la trésorerie. Maintenir nos exploitations et préserver notre capacité à produire dès l’année prochaine nécessitent des actes forts, et non des mesurettes budgétaires. La ministre est prévenue : nous attendons des réponses fermes et de véritables arbitrages. Si l’accompagnement des agriculteurs n’est pas à la hauteur, c’est un vrai plan de licenciement de l’agriculture qui se dessine.
L’État devra l’assumer.
Laurent Champenois, Président de la FDSEA de la Marne


