
OFB : rien ne change !
28 janvier 2026En cette période d’actions syndicales, les agriculteurs ont plus que jamais besoin de se faire entendre. Pour porter leurs voix, la FNSEA et son réseau sont organisés et engagés au quotidien pour défendre les intérêts des agriculteurs et des agricultrices. Une représentation importante permet d’être légitime, écouté et efficace. Aucun rapport de force ne peut se faire sans une unité agricole forte !
C’est bien grâce à l’unité et au travail syndical que de nombreux acquis sont obtenus. Retrouvez ci-dessous une sélection de 10 acquis avec la valeur financière que cela peut représenter pour un exploitant.
1 ▪ Suppression de l’obligation des 3 % de jachères (PAC)
Prenons l’exemple d’une exploitation de 120 ha en grandes cultures, l’obligation était d’implanter 3,6 ha de jachères pour répondre au cadre de la PAC. Grâce à la FNSEA, l’obligation d’implanter une jachère est supprimée. Pour cet exemple, l’exploitant va pouvoir implanter 3,6 ha d’orges de printemps et dégager une marge brute de 2 700 € (base de 750 €/ha).
2 ▪ Suppression des 20 % de hausse de la RPD
Grâce à la FNSEA, l’augmentation de la redevance pour pollution diffuse a été supprimée. Cela évite une hausse de charge de 10 € /ha, soit une économie de 1 500 € pour une exploitation de 150 ha.
3 ▪ Maintien du dispositif TODE pour les travailleurs saisonniers
Grâce à la FNSEA, le dispositif TODE pour les travailleurs saisonniers a été maintenu. Pour un agriculteur qui embauche un saisonnier pendant 3 mois au Smic, l’économie représente environ 450 € (150 € / mois).
4 ▪ 30% de déduction fiscale sur épargne de précaution
Prenons l’exemple d’un agriculteur qui réintègre 30 000 € de son épargne de précaution à la suite d’un aléa climatique. Jusqu’à présent, il aurait été totalement imposé sur cette somme. Désormais, grâce à la FNSEA, l’exploitant va être imposé sur 21 000 € au lieu de 30 000 €, soit une économie d’environ 1 800 € d’impôt.
5 ▪ Suppression de la hausse de la TICPE du GNR
Grâce à la FNSEA, le dispositif de la TICPE a été maintenu, ce qui permet une économie de 0,1496 €/L de GNR, soit environ 2 244 € / an pour une exploitation qui consomme 15 000 L de GNR à l’année.
6 ▪ Suspension de la taxe engrais MACF
Grâce à la FNSEA, cette taxe supplémentaire a été suspendue avec un effet rétroactif au 1 er janvier 2026. La FNSEA reste vigilante et exigeante pour que ces annonces se concrétisent au plus vite et que l’État garantisse aux importateurs que la taxe n’aura aucun impact sur eux afin qu’ils baissent immédiatement les prix des engrais. Pour un agriculteur avec 50 ha de blé sur son exploitation, la suspension de cette taxe permettrait d’éviter une hausse de charges de 4 000 € environ (sur la base de 80 € / ha).
7 ▪ Provision élevage de 15 000 €
Grâce à la FNSEA, la loi de finances 2025 instaure un nouveau dispositif fiscal et social, permettant aux éleveurs bovins, soumis au régime réel d’imposition, qui constatent une augmentation de la valeur de leurs stocks de vaches laitières et allaitantes, de comptabiliser une provision réglementée, dans la limite de 15 000 € par exercice. Cette mesure est optionnelle. Prenons l’exemple d’un éleveur avec un cheptel de 100 vaches ayant une hausse de valeur de 50 000 € en 2025. L’application d’une provision de 15 000 € est possible, ce qui permet une économie d’environ 9 000 € (dont 3 000 € d’impôt et 6 000 € de cotisations MSA). Pour plus d’infos, contacter son centre de gestion.
8 ▪ Suppression du conseil stratégique phytosanitaire (CSP)
Grâce à la FNSEA, le CSP est supprimé. Cela permet une économie d’environ 450 € environ pour l’exploitation. Devenu obligatoire, le CSP était une démarche supplémentaire et coûteuse pour les exploitants.
9 ▪ Exonération des plus-values acquises sur les ventes de vaches allaitantes immobilisées
Prenons l’exemple d’une vache acquise et inscrite en immobilisation en année N, qui est cédée en année N+6 après avoir été totalement amortie sur 5 ans. Sa valeur nette comptable (VNC) est donc nulle. Elle est cédée pour 3 000 € en année N+6. Jusqu’à présent, elle devait être inscrite en stock dès lors qu’elle n’était plus affectée à la reproduction (dates variables selon les pratiques) pour sa VNC. Puis lors de la cession, un profit sur stock était calculé : 3 000 € – 0 € = 3 000 €, lequel était taxé en bénéfice agricole (BA) ordinaire. Grâce à la FNSEA, la plus-value générée lors de la vente de l’animal (3 000 € dans notre exemple) peut désormais être exonérée fiscalement et socialement si l’exploitation est exonérée des plus-values. Pour rappel, une exploitation est exonérée des plus-values si son chiffre d’affaires est inférieur à 350 000 € en moyenne sur 2 ans, avec une activité supérieure à 5 ans et une imposition sur le revenu. Pour plus d’info contacter son centre de gestion.
10 ▪ Maintien du crédit d’impôt BIO
Grâce à la FNSEA, le crédit d’impôt BIO de 4 500 € est maintenu.
La FDSEA remercie les agricultrices et les agriculteurs qui, à travers leurs adhésions syndicales, s’engagent et soutiennent le syndicat. Elles sont fondamentales pour les élus professionnels qui s’engagent afin de représenter les exploitants et travailler pour obtenir de nombreux acquis : saisine de la Cour de Justice européenne pour le Mercosur, simplifications et allégement des contraintes ICPE, prêt conjoncturel à taux bonifié, simplification de la BCAE 7, contrôle unique, etc. La liste est longue !
Guillaume RUIN, animateur syndical



