Retrouvez-nous sur Facebook

Retrouvez-nous sur Twitter

Retrouvez-nous sur Pinterest

Retrouvez-nous sur YouTube

Accueil > Flash Infos > Actualités professionnelles

Actualités professionnelles


Actualité professionnelle
Publié le 11/06/2021

Trouver de nouvelles solutions pour irriguer

Malgré la crise sanitaire actuelle, l’assemblée générale d’Agreau s’est déroulée le 1er juin à La Cheppe.

De g à d : Gérard Laurent (président Cuma IBVB), Marie-Paule Poillion (Chambre d’agriculture de l’Aube) et Bertrand Gomard (président Agreau).

« Pourquoi et comment mieux utiliser la ressource disponible des corridors ? » était la thématique de l’AG d’Agreau cette année. Pour en parler, Gérard Laurent, vice-président de l’association des irrigants de l’Aube (ADPIA) et président de la Cuma IBVB (Irrigants du bassin-versant de la Barbuise) a présenté ce qui était mis en place sur le bassin-versant (BV) de la Barbuise.

Contexte aubois

Dans le département de l’Aube, suite à une étude de 2006, 4 BV sont identifiés comme étant en tension quantitative (Barbuise, Herbissonne, Ardusson et Lhuitrelle). Ces 4 bassins se sont vus dans l’obligation de réduire leur prélèvement et la création de nouveaux forages est interdite. Pour le BV de la Barbuise, suite à l’étude avec le modèle Tempo, le volume maximum prélevable est de 1,9 M de m³ alors que les demandes de quota représentent 2,9 M de m³ (il y a eu des abattements successifs pour arriver à 1,9 M de m³ en 2015). Chaque année un coefficient d’abattement est appliqué aux irrigants quand ils demandent leur quota. Pour maintenir l’existant, les irrigants ont trouvé une solution soutenue par l’administration et Cristal Union.

Une gestion collective

La solution mise en place pour continuer l’irrigation est le prélèvement d’eau dans les corridors fluviaux soutenus par les lacs-réservoirs (la ressource en eau est plus abondante) pour la remonter dans les bassins en tension. Cette eau est acheminée chez les irrigants du BV et elle passe par les canalisations existantes de la sucrerie de Cristal Union. L’ensemble des irrigants de ce BV se sont associés et structurés via la Cuma IBVB. La Cuma rassemble 46 exploitations qui souscrivent des parts sociales et chaque part sociale donne droit à 1 000 m³.

Cette solution nécessite une importante organisation : les préleveurs se réunissent en début d’année pour l’organisation terrain, les demandes de quotas doivent être transmises avant le 31 janvier et pendant la campagne, le volume prélevé dans le corridor et la répartition entre les irrigants est transféré à la DDT tous les 15 jours. En fin de campagne, la Cuma fait un bilan à la DDT. Une coordination est également en place avec Cristal Union pour la distribution de l’eau (l’eau remontée du corridor doit être passée avant le 20 août). La mise en place de ce système, et l’utilisation des réseaux existants, s’accompagne d’une augmentation du coût de l’eau. Il est estimé que l’eau coûte deux fois plus cher. C’est le coût pour maintenir l’irrigation et le tissu économique dans ces bassins.

Dans la Marne, d’ici deux ans, une étude en cours menée par l’Agence de l’Eau et la Région va définir des volumes d’eau disponibles par bassin. S’il s’avérait que la situation était trop tendue dans certains bassins, ce modèle pourrait être une des solutions pour pouvoir maintenir les attributions actuelles de quotas.


Élection du tiers sortant

Les adhérents d’Agreau 51 ont procédé à la réélection du tiers sortant. Benoît Liesch (bassin versant Suippe) et Sébastien Perardel (bassin versant de la Moivre) ont été réélus. David Rondeau a été élu sur le bassin versant du Morin pour remplacer Didier Mathieu. Bertrand Gomard, président d’Agreau a tenu à remercier ce dernier pour son implication au sein de l’association et du conseil d’administration depuis sa création en 2010. La composition actuelle du Conseil d’Administration est la suivante :



Par Mathilde Fournier - animatrice Agreau