Retrouvez-nous sur Facebook

Retrouvez-nous sur Twitter

Retrouvez-nous sur Pinterest

Retrouvez-nous sur YouTube

Accueil > Flash Infos > Actualités professionnelles

Actualités professionnelles


Actualité professionnelle
Publié le 01/06/2021

Dégâts : des données nécessaires et utilisées

Chaque année, la profession agricole sollicite les agriculteurs pour obtenir des données sur les dégâts causés aux cultures.

Le recensement des dégâts aux cultures est essentiel pour maintenir le statut nuisible de certaines espèces. Les chiffres sont compilés et permettent d’étayer les demandes de la profession agricole et des chasseurs afin de minimiser les recours de certaines associations dites « écologiques » devant les tribunaux.

Bilan chiffré de la Marne

Pour le pigeon, en moins de 10 ans, les dégâts sont passés d’une dizaine d’hectares détruits à plus de 530 ha pour un volume financier de plus de 540 000 €, recensés auprès de plus de 180 agriculteurs. La profession agricole est peut-être loin de la réalité mais cette évolution confirme l’impact grandissant de l’espèce sur les cultures agricoles.

Pour les corbeaux et les corneilles noires, les dégâts sont tout aussi importants puisque sur l’année 2020, environ 90 agriculteurs ont signalé des dégâts pour un volume financier de plus de 235 000 € et 370 ha détruits ou endommagés.

Faire une demande de destruction par tir

Le fait de maintenir un animal dans la liste des nuisibles permet aux détenteurs du droit de chasse ou à l’agriculteur de protéger les cultures. Ainsi, 333 déclarations de destruction par tir ont été octroyées sur la campagne 2019-2020 pour un prélèvement total de 4 758 corbeaux et corneilles (pour 2020-2021 : à ce jour, plus de 500 demandes de destruction réalisées).

Loin de remettre en cause la pérennité des espèces, ces prélèvements permettent d’amoindrir les dégâts et de protéger les cultures sensibles. Compte-tenu de la répartition géographique des dégâts, de leurs volumes et des sommes déclarées, 778 000 €, la profession agricole a proposé à la DDT la reconduction du classement d’espèce susceptible d’occasionner des dégâts (ESOD). L’arrêté est en cours de validation.

Faire sa demande de destruction en ligne, bientôt ?

À ce jour, c’est le parcours du combattant pour faire une demande de destruction par tir : s’adresser à la mairie, puis à la FDCM, et pour finir, à la DDT ! Cette combinaison peut prendre quelques jours pour obtenir cet arrêté individuel.

Pour la campagne 2021-2022, les agriculteurs et les chasseurs souhaitent réformer cette demande en mettant en place une procédure dématérialisée pour déclarer les autorisations de destruction. Cette démarche informatique pourra faire gagner du temps, si précieux.

Je ne suis pas chasseur, puis-je faire une demande ?

Tout exploitant agricole, propriétaire ou fermier, chasseur ou non, peut remplir ce formulaire. L’association cynégétique locale peut, éventuellement, épauler les agriculteurs pour trouver des personnes ayant le permis de chasse. Si aucun chasseur de la chasse communale ne se manifeste, la fédération des chasseurs essaiera, dans la mesure du possible, de trouver des chasseurs afin de protéger les cultures. Il conviendra alors de définir les modalités d’intervention.

Des statuts précaires faute de remontées

Face aux saisines récurrentes des tribunaux par diverses associations et des demandes de dommages et intérêts, les préfets sont de moins en moins enclins à solliciter le classement nuisible des espèces. Certains départements ont perdu le corbeau freux, d’autres la pie, d’autres la martre. Le statut nuisible du renard, du lapin de garenne, du corbeau freux et de la corneille noire sont, quant à eux, de plus en plus contestés. Le dénominateur commun à tous ces déclassements, le manque de retour de données. Par conséquent, il est primordial de remplir l’enquête en ligne dédiée à ce sujet (scanner le QR Code).

La FDSEA, les JA et la Chambre d’agriculture 51 ne laissent pas de côté les dégâts de grues et de cygnes. Ces espèces étant protégées, au niveau européen, le champ d’action est beaucoup plus restreint. Le syndicat ne lâche rien et continue de défendre l’intérêt des agriculteurs dans ces dossiers.


Par Commission Faune Sauvage de la FDSEA 51