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Actualité professionnelle
Publié le 10/05/2021

Des Marnais à Strasbourg

Les tracteurs sont chargés la veille, dans les
cours de ferme.

 

Une quinzaine de Marnais ont participé à la mobilisation FRSEA et JA Grand Est. Retour sur une journée animée.

L’enjeu de la nouvelle PAC concerne tous les départements. Pour la mobilisation FRSEA et JA Grand Est, organisée devant le Parlement européen, à Strasbourg, une quinzaine de Marnais ont fait le déplacement.

En porte-char et tracteurs ou en voitures, ils portaient la voix de la Marne, déterminés à défendre une PAC juste et équitable, pour tous les territoires et toutes les agricultures.

La délégation marnaise devant le Parlement européen.

 

PAROLES DE TROIS AGRICULTEURS HORS MARNE

Réforme de la PAC : quel impact pour les agriculteurs en Grand Est ?

Antoine, Meurthe et Moselle
Polyculteur-éleveur allaitant sur un Gaec à trois associés (250 ha, 130 mères charolaises), Antoine est président des Jeunes agriculteurs de Meurthe-et-Moselle. « Les aides Pac sont importantes pour nous car aujourd’hui, ce sont elles qui nous permettent de dégager un revenu. Cette réforme a pour ambition de verdir la Pac et d’amener une réelle transition écologique. Nous, nous sommes les premiers à vouloir une transition écologique, mais il faut des moyens financiers et humains pour nous accompagner. Or aujourd’hui, on se dirige vers une Pac sanction. C’est pour ça que nous sommes ici : pour dire qu’on ne peut pas changer de pratiques du jour au lendemain, qu’il nous faut du temps et des moyens pour le faire, pas des sanctions ».

Jean-Guillaume, Meuse
Eleveur près de Verdun et président de la FDSEA de la Meuse, Jean-Guillaume est « là pour dénoncer les écoschémas tels qu’ils sont déclinés actuellement, qui ne prennent pas en compte les zones intermédiaires » où les possibilités d’emblavement sont limitées. En Meuse, expose Jean-Guillaume Hannequin, blé, colza, orge d’hiver et de printemps constituent la base des assolements. Les agriculteurs ont bien essayé le lin protéagineux, le soja, le tournesol, mais la réussite est aléatoire. « Un coup de sec et on prend un carton ». Imposer la diversité des assolements et en faire une condition pour obtenir les aides à l’hectare met donc les agriculteurs face à un dilemme impossible. Les engraisseurs qui travaillent en ration sèche, comme c’est souvent le cas en Meuse, seraient également pénalisés par le projet actuel, fait remarquer le président de la FDSEA 55 en dénonçant « un modèle technocratique » inadapté à la polyculture-élevage des zones intermédiaires.

Olivier Sengler, Bas-Rhin
Agri-viticulteur, Olivier explique : « Si nous n’avions pas les aides Pac, l’alimentation serait plus chère, les gens ne le savent pas », regrette-t-il. Passé en HVE 3 (haute valeur environnementale) et faisant « d’énormes efforts par rapport aux phytos », il estime ne pas pouvoir s’en passer totalement. Les orientations contenues dans cette réforme l’inquiètent. Ce n’est pas tant son avenir qui est en jeu que celui de ses trois enfants : « ils veulent tous reprendre mais je me demande vers quoi je les engage, c’est une grosse angoisse pour moi ».

Témoignages recueillis par Florence Péry, FDSEA 67