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Actualité professionnelle
Publié le 26/03/2021

BILLET D’HUMEUR | PAC : des propositions inadmissibles

 Hervé LAPIE, Président
de la FDSEA 51

Les négociations se tendent avec le ministère de l’agriculture à l’approche de l’expression du ministre sur l’orientation de la future PAC 2023.

La FNSEA a réalisé ses débats, ses arbitrages depuis début janvier.

Avant de rentrer dans les outils, nous avons réaffirmé que la PAC doit rester un outil économique pour la production qui permet la création de valeur ajoutée, qui accompagne la transition afin de servir la souveraineté nationale et européenne. Il s’agit bien de renforcer les résiliences des exploitations pour conserver des femmes et des hommes engagés dans l’agriculture sur tous les territoires.

Les premières propositions des services économiques du ministère (DGPE) de la semaine dernière sur son orientation sont inadmissibles (cf Une copie à revoir ) :

  • la présentation ne porte que sur l’architecture du premier pilier, sans vision partagée sur le second pilier !
  • les mesures envisagées ne tiennent absolument pas compte des propositions et du compromis portés par la FNSEA sur toutes les filières (animales et végétales).
  • l’usine à gaz créée pour accéder au nouveau dispositif de l’Ecorégime est inatteignable pour plus de 40% de nos agriculteurs alors que cette aide représentera entre 20 et 30 % du montant du premier pilier.

Il est inadmissible de sacrifier les agriculteurs sur l’autel de l’idéologie, de la complexité et de la décroissance.

Nous sommes toujours en attente de la part de la Commission européenne de l’analyse de l’impact de la stratégie du green deal sur le secteur agricole de l’UE. Pire, c’est l’USDA (département de l’agriculture des Etats Unis) qui a publié une analyse d’impacts de la production européenne : baisse des exportations, érosion du revenu des agriculteurs.

En revanche, les principaux concurrents de l’UE en agriculture tireraient partie de cette amputation de la production de l’UE.

Notre mobilisation est pleine et entière pour défendre notre avenir. Si la voie de la négociation ne suffit pas, il faudra envisager d’autres méthodes pour se faire entendre et proposer un compromis qui respecte notre travail qui fournit l’alimentation la plus saine et la plus durable au monde !


Par Hervé LAPIE, président de la FDSEA 51