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Actualités professionnelles


Actualité professionnelle
Publié le 26/03/2021

Une copie à revoir

Le ministère de l’Agriculture a présenté ses premières propositions concernant la nouvelle PAC 2023.

Voici un scénario proposé par le ministère pour gérer les futurs écorégimes. Un bel exemple de complexité ! Voulons-nous une telle réglementation PAC pour demain ?

La DGPE* a relancé les consultations bilatérales concernant l’élaboration du plan stratégique national de la PAC 2023. La FNSEA a inauguré ces consultations et une partie des documents a été rendu public le 11 mars. Plusieurs volets du projet de texte sont inadmissibles pour le syndicat, qui entame des négociations tendues avec le Gouvernement. Zoom sur quelques exemples.

Silence radio sur le 2e pilier

La FNSEA reproche tout d’abord au ministère de n’aborder que le 1er pilier de la PAC. Où est le 2e pilier ? « Comment négocier un budget et un projet global alors qu’il en manque une partie ? » s’inquiète la FNSEA. « On nous dit que le transfert de budget du 1er au 2e pilier sera maintenu à 7,5%. Mais nous n’avons aucune garantie ! ». Le syndicat réclame une copie complète, présentant le projet et le budget liés au 2e pilier de la PAC.

La simplification : toujours un vœu pieux

La FNSEA déplore également que les propositions soient toujours aussi compliquées. « Il est impossible de comprendre et d’expliquer clairement à un agriculteur de telles règles. C’est confus et d’une complexité inimaginable ».

Veut-on encore des bovins allaitants en plaine ?

Si des aides couplées seraient bien maintenues, leur montant et leurs conditions d’octroi restent à négocier. Concernant les aides animales par exemple, il est pour l’instant proposé un scenario de création d’une aide à l’UGB bovine pour tous les UGB de plus de 16 mois, calculée avec un taux de chargement à 1,4 et plafonnée à 100 UGB. Elle serait créée à partir des aides bovines existantes. La FDSEA de la Marne invite ses éleveurs à faire leurs calculs ; nombreux sont ceux qui perdraient plusieurs milliers d’euros par an.

Ecorégimes : pas pour tout le monde

Ajoutons à cela des Ecorégimes qui seraient inaccessibles à bon nombre d’agriculteurs. Plusieurs scenarios sont proposés, dont celui présenté ci-contre. Trois voies distinctes pour y prétendre (non cumulables). Chaque année, l’agriculteur devrait choisir s’il s’engage dans l’une des trois voies, et à quel niveau d’ambition (« standard » ou « supérieur »).

C’en est trop pour la FNSEA : « il est primordial que les agriculteurs soient conscients des propositions du ministère, et de l’impact possible pour leur ferme. Nous les tiendrons informés de l’avancement des négociations. Et s’il faut les mobiliser pour défendre leur revenu de demain…nous le ferons ».

*Direction générale de la performance économique et écologique des entreprises (service du Ministère de l’Agriculture).

Voir le billet d'humeur de Hervé Lapie - PAC : des propositions inadmissibles

Par Catherine Pierlot, FDSEA de la Marne