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Actualité professionnelle
Publié le 12/03/2021

La souveraineté alimentaire au coeur des échanges

Le président de la République, Emmanuel Macron, accompagné par le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie a reçu, le 18 février, Christiane Lambert, présidente de la FNSEA et Jérôme Despey, secrétaire général. Retour sur cette rencontre.

 Les échanges ont principalement porté sur la souveraineté alimentaire.

« La volonté du président de la République était de maintenir ce rendez- vous, malgré la fermeture du Salon international de l’agriculture », a rappelé Christiane Lambert. Il est vrai que tous les chefs d’État qui sont passés sur le stand de la FNSEA au Parc des Expositions de la Porte de Versailles, se sont toujours arrêtés pendant au moins une heure sinon plus, à l’exception toutefois de François Mitterrand qui n’y est allé qu’en 1981, alors qu’il n’était que candidat à la présidentielle et qui n’y est jamais retourné ensuite. Faute de Salon, ce sont ceux de l’Élysée qui ont accueilli les représentants de la FNSEA.

Contrat de solutions

La souveraineté alimentaire qui ne peut être réalisée que « sous certaines conditions » ont rappelé Christiane Lambert et Jérôme Despey qui ont remis en mains propres, au chef de l’État, le rapport d’orientation validé par le Congrès de la FNSEA en septembre dernier et qui s’intitule : « faire du défi climatique une opportunité pour l’agriculture ». « Cette souveraineté ne pourra être atteinte que si l’on donne aux agriculteurs les moyens de répondre aux attentes de la société que sont « la sécurité alimentaire et la transition », a insisté Christiane Lambert.

Ces moyens sont notamment ceux que la FNSEA a imaginés dans le contrat de solutions, mais aussi les outils de gestion de l’eau. « Il faut sécuriser l’accès des agriculteurs à l’eau en stockant davantage d’eau en hiver », a réaffirmé Christiane Lambert à Emmanuel Macron, « car nous savons que les sécheresses vont se répéter. Cette stratégie s’inscrit parfaitement dans les objectifs de cette souveraineté alimentaire », a-t-elle appuyé, comptant également sur le Plan de Relance pour conforter cette stratégie.

Dans la droite ligne de cette demande, la FNSEA a réaffirmé son soutien à la réforme du Fonds national de gestion des risques agricoles (FNGRA, ex-fonds des calamités) et à celui du risque assurantiel, plaidant pour un « engagement plus important de l’État ». Les agriculteurs sont « prêts à un co-engagement pour sécuriser ce dispositif mais il faut le revoir de fond en comble », a averti Christiane Lambert.

« Il faut tenir »

La PAC a été l’autre dossier qui a alimenté, pendant un long moment, les débats avec le président de la République. « La PAC est aujourd’hui en chantier. Il faut que l’Europe lui donne un horizon économique. Elle doit accompagner et conforter la transition et la création de valeurs dans les exploitations », tout en « structurant les territoires » et en assurant le « renouvellement des générations », ont défendu les deux représentants syndicaux. Outil à part entière de cette souveraineté alimentaire et solidaire que la FNSEA appelle de ses vœux, elle doit également être relayée, en France, par le respect des engagements pris lors des États généraux de l’alimentation. « Il faut tenir », a assuré Emmanuel Macron à ses deux interlocuteurs. Il leur a également indiqué qu’il partageait leur objectif sur la création des chèques alimentaires. La FNSEA plaide pour un recours à la loi, notamment pour compléter la loi Egalim d’octobre 2018, si les négociations commerciales, closes depuis le 1er mars, ne donnent pas satisfaction.

« La destruction de valeurs a causé trop de dégâts dans notre pays », a constaté Christiane Lambert. Or cette juste rémunération est un élément constitutif de cette souveraineté, quelque peu malmené dans le secteur viticole avec les taxes Trump. « Le secteur est très inquiet et la reconquête des marchés perdus sera difficile », a certifié Jérôme Despey. Le chef de l’Etat et le ministre de l’Agriculture ont assuré les deux syndicalistes que le Gouvernement allait demander un moratoire pour repartir sur de nouvelles négociations. « Nos messages ont été entendus », a indiqué Christiane Lambert sur les réseaux sociaux.


Par Actuagri