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Actualités professionnelles


Actualité professionnelle
Publié le 25/02/2021

Agrifaune dans le Grand Est

Depuis 2006, le réseau Agrifaune contribue au développement de pratiques agricoles qui concilient économie, agronomie, environnement et faune sauvage. Zoom sur les actions mises en place.

Le réseau Agrifaune réunit des partenaires des mondes agricole et cynégétique pour mettre en oeuvre des actions à la fois favorables à l’agriculture et à la faune sauvage pour tenter de répondre aux enjeux de conservation de la biodiversité.

Le programme Agrifaune

Ce programme est né de la collaboration entre quatre structures : la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles), la FNC (Fédération nationale des chasseurs), l’OFB (Office français de la biodiversité) et l’APCA (Assemblée permanente des Chambres d’agriculture). Une convention cadre a été signée en 2006 et elle est renouvelée tous les cinq ans.

Les objectifs du programme sont inchangés depuis 2006 : favoriser la prise en compte de la faune sauvage au sein d’une agriculture productive et économiquement performante ; réaliser des opérations de démonstration ; promouvoir les références acquises grâce au réseau qui permettent de concilier agronomie, économie, environnement et faune sauvage ; contribuer au développement durable des territoires ruraux.

Neuf thématiques prioritaires ont été définies pour la période 2016-2021 : les bords de champs, la gestion de l’entre-cultures, le machinisme, les pratiques innovantes, la viticulture, les herbages, organisation parcellaire, le pastoralisme et la faune de montage et les agriculteurs témoins.

Quatre types d’actions

Des conventions en région déclinent les actions Agrifaune dans tous les départements qui souhaitent s’engager. Dans le Grand Est, les structures départementales se sont positionnées sur quatre actions pour la période 2020-2021.

Action n° 1 : les bords de champs. Ils sont souvent considérés comme des surfaces problématiques (réservoirs d’adventices, de ravageurs…) alors que des bordures bien gérées sont favorables à la biodiversité et présentent un atout agronomique, en abritant de nombreux auxiliaires de cultures, carabes, pollinisateurs...

L’objectif ici est de pratiquer des expérimentations sur la création et la restauration des bordures de champs, mais également de sensibiliser les exploitants agricoles sur les intérêts économiques, agronomiques et environnementaux d’une bonne gestion des bordures de champs.

Après avoir réalisé et utilisé un prototype appelé Sem’Obord pendant plusieurs années pour les expérimentations, la Fédération régionale des chasseurs du Grand Est vient d’investir avec des fonds de l’écocontribution dans un ensemble tracteur + enfouisseur + semoir + plateau de transport pour restaurer les bords de champs.

Action n° 2 : la gestion de l’entre-cultures. Les couverts d’inter-cultures, en plus de présenter un intérêt agronomique (structure du sol, apport de matière organique…) peuvent également être attractifs pour la biodiversité (pollinisateurs, petites faunes…).

L’objectif est de comparer des semis d’intercultures avant moisson à des semis juste derrière moisson ou plus tard après déchaumage. Des travaux sont également menés pour labelliser des mélanges d’intercultures « Agrifaune ».

Action n° 3 : la viticulture. Les sujets de travail envisagés sont les couverts d’inter-rangs, la gestion des infrastructures (murets, talus, arbres isolés…), l’identification d’indicateurs simples de suivi de la biodiversité, l’accompagnement à la structuration d’une filière locale de production de semences de couverts d’interculture et un projet de plaquette de présentation des aménagements favorables à la biodiversité dans le vignoble.

Action n° 4 : réunion des référents techniques pour faire le point sur l’avancement des travaux des actions en cours. La convention sera reconduite pour l’année 2021, les structures départementales sont en cours de négociations sur les actions à mettre en place. Les agriculteurs intéressés pour participer à la concrétisation d’actions sur leurs exploitations peuvent se rapprocher de la Chambre d’agriculture ou de la Fédération des chasseurs de leur département. 


Par Mathilde Fournier, FRSEA Grand Est