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Actualités professionnelles


Actualité professionnelle
Publié le 16/02/2021

Pourra-t-on vendre des crédits carbone dans la Marne ?

La vente de crédit carbone est-elle une opportunité pour les agriculteurs marnais ? La FDB et la FDPL ont tenté d’y répondre.

 La vente de crédit carbone reconnaît le travail que font les agriculteurs dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Les réunions d’éleveurs ont été l’occasion d’aborder, les principaux sujets syndicaux laitiers et allaitants (cf réactions de Stéphane Minjeau et Laurent Champenois). La question de la vente de crédit carbone a aussi été au centre des débats.

Une association créée par les AS de la FNSEA

En 2019, l’État a validé la méthodologie « Carbon Agri » qui permet à un éleveur de vendre des crédits carbones. La FNB, la FNPL, la FNEC et la FNO ont alors créé France Carbon Agri Association pour mutualiser la négociation des crédits carbones, assurer une gestion administrative et collective commune, et réduire les coûts de conseil et de certification liés à la mise en place de pratiques de réductions des Gaz à effet de Serre (GES).

Pour quel retour économique ?

391 agriculteurs ont répondu au premier appel à projet et se sont engagés pour une durée de cinq ans. Ils vont économiser au total 71 000 tonnes de CO2 et seront rémunérés à hauteur de 5447€ versé en deux fois aux agriculteurs : 40 % à mi projet et le solde après le dernier bilan carbone.

Et dans la Marne ?

Dans la Marne, la Chambre d’agriculture est en capacité de réaliser des diagnostics carbone. La FDSEA elle envisage de monter une structure pour monter des projets à l’avenir. L’arrivée d’une méthode équivalente pour les productions végétales pourrait accélérer les choses.

Stéphane Minjeau, président de la FDPL51

Ne rien lâcher pour être rémunéré à un prix plus juste !

En 2020, la FNPL et la FDPL n’ont pas cessé leurs actions avec un seul objectif : assurer une rémunération juste pour tous les producteurs.

La FNPL a demandé une aide du Cniel pour compenser les pertes économiques des éleveurs ayant baissé leur production laitière pendant le mois d’avril. Combiné à la loi Egalim, cette action a limité la chute du prix du lait et l’a maintenu à un prix supérieur à celui du lait allemand.

La FNPL a calculé un nouvel indicateur : le prix conforme. Il permet de calculer le prix qui devrait être payé au producteur pour une laiterie donnée en fonction des coûts de production et du mix produit de celle-ci.

Enfin, un nouvel étalon cellule international sera mis en place au 1er avril 2021 afin de comparer nos résultats avec ceux d’autres pays. Ce sera un atout pour la France, car il permettra de montrer que nous produisons un lait de qualité.

En 2021, notre premier objectif sera la rémunération des éleveurs. Nous devons atteindre les objectifs fixés par la loi Egalim grâce au prix conforme !


Laurent Champenois, président de la FDB 51

Chercher de nouveaux projets créateurs de valeur

En 2020, la crise sanitaire qui a amplifié la crise que nous subissons. Plusieurs réunions ont eu lieu entre le ministère et les acteurs de la filière suite aux appels de la FNB. Elles ont conduit à une hausse du prix de la vache allaitante autour de 4€. Les cours des JB ont chuté et la fermeture des frontières a créé un stock. Aujourd’hui le stock est résorbé mais les prix ne remontent pas. La situation n’est pas tenable. L’aval de la filière doit rémunérer les éleveurs en fonction de nos coûts de productions qui sont en augmentions.

La FDSEA est au travail pour accompagner les éleveurs. Nous avons déposé une demande de reconnaissance de calamité agricole à cause de la sécheresse 2020. L’aval de la filière doit aussi s’organiser pour aller chercher de la valeur.

Il faut trouver des solutions pour que les éleveurs soient rémunérés par leur travail. Les initiatives telles que la vente de crédit carbone vont dans le bon sens et permettent le développement de nouveaux projets sur nos exploitations. Nous attendons de voir ce que l’aval a à nous proposer.

 


Par Ludovic Barthelet, Animateur FDSEA de la Marne