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Actualités professionnelles


Actualité professionnelle
Publié le 16/02/2021

Le compte n’y est toujours pas pour les éleveurs !

La FDSEA et les JA demandent l’application de la loi Egalim et une juste rémunération des producteurs !

Actuellement, les éleveurs porcins, comme les éleveurs bovins, ne sont pas rémunérés à hauteur de leurs coûts de productions.

Lors du lancement des États Généraux de l’Alimentation en 2017, Emmanuel Macron promettait aux agriculteurs de vendre leurs produits à des prix couvrant leurs coûts de production. Plus de trois ans après, les producteurs constatent que rien n’a changé : leurs prix de vente sont toujours inférieurs aux coûts de production.

La loi Egalim, promulguée en 2018, a certes fixé des principes et des objectifs intéressants, mais elle n’a pas prévu la moindre menace de sanction en cas de non-respect de ces objectifs par les acteurs de l’aval de la filière. La FDSEA et Jeunes Agriculteurs de la Marne, dénoncent cette situation et appellent tous les acteurs à respecter la loi !

Des revenus pas au niveau attendu

LA FDSEA et les JA constatent que les éleveurs bovins allaitants, bovins laitiers et porcins ne sont pas rémunérés en fonction de leurs coûts de production.

En effet, le revenu annuel moyen des éleveurs allaitants est de moins de 8000€ en 2020. À date, la vache à viande catégorie R sur la semaine 4 de cotation (2021) affiche un prix à 3,99€/kg. Si on enlève les frais d’approche, le prix payé au producteur est de 3,85€/kg, alors que le coût de production est de 4,91€/kg. Il manque 1,05€/kg à l’éleveur pour qu’il puisse vivre correctement de son métier.

Pour la filière laitière, la loi Egalim a permis une augmentation moyenne de 10€/1 000 l de lait en 2019 pour les producteurs. Cette première marche de la revalorisation du revenu des éleveurs obtenue est insuffisante et a même été stoppée en 2020, sans aucune raison économique avérée. À titre d’exemple, une augmentation du prix de vente de seulement 36€ pour 1 000 litres de lait, sur le lait 1/2 écrémé, permettrait au producteur de couvrir ses charges, avec un impact très faible sur le consommateur de 4 centimes par litre. Enfin pour la filière porcine, le coût des aliments a augmenté, pesant sur l’indicateur de coût de revient du porc qui est passé à 1,54€. En parallèle, le cours du porc au cadran a chuté pour atteindre 1,20€. Les coûts de production ne sont donc pas couverts et la situation des éleveurs va vite devenir difficile si les prix ne remontent pas d’autant plus que les marchés européens sont plombés par les cas de peste porcine en Allemagne.

Où va la valeur ?

Les prix payés par les consommateurs augmentent chaque année mais la valeur ne revient pas aux éleveurs. Alors que des négociations commerciales sont en cours à l’échelle nationale, la FDSEA et les JA demandent à l’aval des filières, d’accepter de rémunérer les éleveurs à hauteur de leurs coûts de revient afin qu’ils puissent vivre de leur métier.

Les syndicats sont prêts à échanger avec tous les acteurs concernés, mais seront intransigeants avec ceux qui ne prendraient pas en compte les coûts de revient des éleveurs dans le calcul des prix.