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Actualités professionnelles


Actualité professionnelle
Publié le 09/02/2021

La gendarmerie au plus près des agriculteurs

La première réunion Gend’Agri s‘est déroulée à Coligny. Il s‘agit d’une opération pour sensibiliser les exploitants agricoles aux risques de vols en attirant leur attention sur des principes souvent de bon sens.

Un travail d’équipe entre la gendarmerie et les agriculteurs.

Le premier volet de l’opération Gend’Agri a eu lieu le 27 janvier dans la petite commune de Coligny, non loin de Vertus.

Le maire, George Gentil, a accueilli le chef d’escadron Laurent Quersin, chef du bureau sécurité publique partenariat à Châlons-en-Champagne, le capitaine Yann Bassot, commandant la compagnie d’Épernay, le major Patrice Wiecek, commandant de la communauté de brigades d’Avize, ainsi que le chef Christophe Savetier, correspondant sûreté (BT Avize).

C’est le major Maryline Hubert, référent sûreté en prévention situationnelle, qui a animé la présentation et les échanges.

Mesures humaines et techniques

« Le secteur d’Épernay est vaste, et englobe de nombreuses problématiques », souligne le capitaine Bassot. « L’objectif est de disposer de contacts pour des renseignements, le tout permettant l’action et la prévention sur le terrain. Bref, avoir les bonnes personnes au bon endroit et au bon moment pour répondre aux problèmes dans les domaines agricoles et viticoles, même si ces deux univers sont distincts. En effet, chez les vignerons, les vols concernent généralement le produit fini (bouteilles de champagne) à des périodes particulières, tandis que pour les agriculteurs les vols ont lieu toute l’année ».

Les conseils du major Hubert ont concerné des mesures à la fois humaines et techniques car les préjudices peuvent être conséquents dans des secteurs variés comme le vol d’animaux ou de productions, de véhicules, d’accessoires, d’outillage, de produits phytosanitaires, ou encore de carburant.

« Pour les terrains non clos, il convient d’en restreindre l’accès et de limiter les flux par des fossés, de la vidéo et des alarmes. L’idéal, c’est la clôture qui permet de matérialiser la propriété, avec l’enfouissement du bas du grillage, ou des haies dites défensives (épineux) ». Dans le cas d’un hangar, un éclairage des abords couplé à un détecteur de mouvement est privilégié. Surtout, les propriétaires doivent éviter d’étaler leurs richesses, c’est pourquoi implanter des systèmes « brise vue » pour masquer les zones ouvertes est pertinent.

Une protection électronique, des serrures de qualités qui répondent à des normes doivent être des évidences.

Anticiper et éviter les risques

En ce qui concerne les machines, tracteurs, et engins, il semble judicieux de les sécuriser dans un bâtiment dédié. De plus, il convient de personnaliser les engins pour qu’ils ne passent pas inaperçus en cas de vol et soient le plus difficilement revendables. Et enfin, ne pas oublier de garder les références précises, les numéros de série et la marque. Autre détail, ne pas laisser de manière prolongée des consoles GPS sur les engins !

À propos des vols de carburant, la pompe doit être rendue inopérante grâce à un disjoncteur ou un coupe-circuit, et ne pas laisser d’échelle.

Dans le cas d’une enquête judiciaire, l’exploitant doit composer le 17 en urgence et en priorité. Puis, il faut identifier les biens dérobés, en prenant soin de préserver les traces et les indices avant l’arrivée des enquêteurs. Un dépôt de plainte ou au minimum un signalement des faits est très précieux.

Mais surtout, il ne faut pas prendre de risques inutiles ! Et ne pas céder à la tentation de faire justice soi-même.

« Dans tous les cas, il convient de considérer que le voleur recherche le maximum de profit en un minimum de temps, et sans prendre de risques… ».

La matinée s’est poursuivie par une visite de l’exploitation de Philippe Triquenot sur la commune de Coligny, en relevant les points forts et les points faibles tout en dressant un rapide diagnostic.

 Visite concrète sur l’exploitation de Philippe Triquenot.


Travailler en amont

Un des effets positifs du confinement réside dans la réduction du trafic routier, ce qui induit une alerte particulière pour les forces de l’ordre lorsqu’un véhicule circule pendant les horaires non autorisés. Le bilan 2020 fait état de moins de vols de manière générale sur le territoire.

Les services de la gendarmerie notent que les échanges s’intensifient avec les exploitants. Il est essentiel de détecter les choses le plus en amont possible tout en respectant le cadre légal de la surveillance vidéo. C’est pourquoi, il est précieux de se rapprocher des brigades afin d’être conseillé sur certaines options que proposées par les sociétés de télésurveillance.

« Au plus près des gens »

« La gendarmerie dispose d’une équipe dédiée à la diffusion de précieuses informations, qui reposent souvent sur du bon sens adapté aux exploitations. Il est important pour nous d’être au plus près des gens pour à la fois agir, connaître leurs problématiques et leurs besoins. Sans oublier, leur ressenti ! », explique le chef d’escadron Laurent Quersin.

Il existe 28 correspondants sur les 15 COB de la Marne, qui peuvent être consultés par les agriculteurs afin de mieux sécuriser les exploitations ainsi que les habitations souvent attenantes.

Ce sont environ 130 gendarmes qui composent la compagnie d’Épernay. Ce qui permet d’avoir un peu tout le temps du monde sur le terrain des communes.

« Il y a des équipes internationales qui pillent le secteur. C’est compliqué, mais nous parvenons à faire tomber des réseaux. Nous comptons sur les réflexes des habitants pour permettre des interventions. Il faut composer le 17 ! ».

À noter l’importance des SMS Agri envoyés par les services de la gendarmerie pour alerter les professionnels sur les phénomènes de vols, une initiative qui existe depuis 2014 en partenariat avec la Chambre d‘agriculture.


Par Sasha Terguev