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Actualité professionnelle
Publié le 10/12/2020

Une indemnisation remise en cause ?

Les grues cendrées se nourrissent dans les cultures autour des grands lacs, ce qui exaspère les agriculteurs. Toutefois, le Conseil régional soutient financièrement le monde agricole depuis de nombreuses années à travers un système d’indemnisation. Mais quel est son avenir ?

La migration des grues cendrées a débuté fin octobre. Ces dernières quittent les pays nordiques pour rejoindre le sud de l’Espagne en quête de températures plus clémentes. De passage dans notre région, elles font une halte pour profiter du Lac du Der et ses environs. Considérée comme une star des migrateurs par les amoureux des oiseaux, elle est devenue un calvaire pour les agriculteurs.

Une star pour les amoureux des oiseaux, un calvaire pour les agriculteurs.

Après plusieurs années d’incompréhension entre politique et agriculteurs face à ce bel oiseau « protégé », une solution avait été trouvée avec le Conseil Régional : un système d’indemnisation des dégâts sur les cultures depuis 2006.

Cependant, lors du groupe de travail « Grue cendrée » qui s’est tenu le 4 décembre 2020, une nouvelle disposition a été annoncée : le Conseil régional indemnisera les dégâts causés par les grues cendrées, de 2019-2020, à hauteur de 50 % et non plus comme les années précédentes, à 80 %. En cause, une baisse de tous les budgets au niveau de la Région, dixit la vice-présidente Pascale Gaillot.

Et demain ?

Malheureusement, aucun engagement fi nancier de la Région n’est encore décidé à ce stade pour les dégâts causés lors de cette campagne. Il n’empêche que si vous êtes victime de dégâts, il faut tout de même remplir le formulaire d’indemnisation et le renvoyer par mail au Conseil régional.

Quelques solutions pour essayer de limiter les dégâts

Pour faciliter la cohabitation de ces oiseaux avec le monde agricole pendant leur migration, la ferme aux Grues, gérée par un agriculteur et en lien avec la LPO, met à disposition des terres agricoles afin d’éviter que ces oiseaux fassent des dégâts ailleurs. Sept tonnes de maïs sont épandues chaque année avant les semis de printemps. La LPO est convaincue de l’efficacité des points d’agrainage. C’est pourquoi, elle recherche des agriculteurs pour multiplier ces pratiques.

Cet oiseau étant protégé, il est quand même possible de l’effaroucher. Les agriculteurs peuvent utiliser plusieurs solutions : un système de canon automatique, un pistolet à corbeau ou des épouvantails/fausses voitures.

Derrière du maïs, du sorgho ou du tournesol, la couverture du sol peut être assurée par un broyage fin des cannes sans enfouissement sur les communes identifiées dans le 6e programme de la Directive nitrates (annexe 2a) ; ce qui permet le nourrissage des grues en migration ou en hivernage.

Le syndicat agricole, en lien avec la Chambre d’Agriculture, mettra tout en œuvre pour trouver des alternatives à cette situation.


Par FDSEA 51 Département Syndical