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Actualité professionnelle
Publié le 05/11/2020

La réforme de la PAC sur les rails

Christiane LAMBERT - réforme PAC
D’après Christiane Lambert, présidente FNSEA
et COPA « C’est un non-sens d’opposer
agriculture et environnement ! C’est la voie de
la croissance verte,[...] qui doit prévaloir ».

Réunis à Luxembourg pour un marathon de deux jours et deux nuits fin octobre, les 27 ministres de l’Agriculture ont adopté un compromis à une très large majorité.

La ministre allemande, Julie Klockner, qui présidait les débats, avait affiché la ferme intention « d’un consensus en octobre » pour avancer vers les trilogues entre Conseil de ministres, Parlement européen et Commission avant la fin de sa présidence fin décembre 2020.

La France s’est battue pour garder le caractère commun de la PAC, notamment du nouveau dispositif appelé Ecorégime, censé conditionner une partie des soutiens à la mise en place de mesures favorables à l’environnement, au climat, au bienêtre animal… Il sera obligatoire dans tous les Etats membres. C’était indispensable pour éviter davantage de distorsions de concurrence.

Au même moment à Bruxelles, les députés examinaient eux aussi la proposition de réforme de la Commission.

L’ambiance fut tout autre, notamment en raison de la pression des députés verts, plus nombreux désormais au Parlement, mais surtout en raison de la virulence des ONG, très nombreuses à Bruxelles, harcelant les parlementaires d’innombrables mails et communications.

Je salue le courage des députés européens qui ont su construire un consensus entre trois partis réformistes (PPE, Renew, Sociaux-Démocrates) pour une PAC répondant à deux objectifs : garantir la souveraineté alimentaire et accompagner les transitions écologiques et climatiques sur la base de dispositifs applicables dans les 27 pays.

C’est la culture du consensus qui a prévalu, loin des positions radicales du « tout ou rien » de ceux qui voulaient révolutionner la PAC pour en faire une politique environnementale exclusivement.

C’est un non-sens d’opposer agriculture et environnement ! C’est la voie de la croissance verte, alliant performance économique et environnementale qui doit prévaloir.

En effet, avec 87 % des terres occupées par l’agriculture et la forêt, la capture carbone des prairies, champs, forêts… la production de biomasse, la biodiversité naturelle et cultivée, le pouvoir épurateur des sols… l’agriculture est présentée par de nombreux experts comme un acteur central des transitions écologiques et climatiques.

Les agriculteurs l’ont bien compris et sont déjà au travail pour accélérer. Il faudra des mécanismes simples et accessibles au plus grand nombre d’agriculteurs dans le Plan Stratégique National (PSN) en préparation pour accompagner financièrement les projets. Nous y veillerons.