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Actualités professionnelles


Actualité professionnelle
Publié le 23/10/2020

Biodiversité ? Nous avons la nécessité de travailler ensemble

FNSEA Le secrétaire général adjoint de la FNSEA, Hervé Lapie, est revenu sur l’apport de l’agriculture à la biodiversité et sur la nécessité pour l’ensemble des acteurs de "travailler main dans la main". 

Alors que de nombreux textes concernant l’agriculture sont actuellement examinés par les parlementaires (néonicotinoïdes, bien-être animal…) et que d’autres lois sont suivies de près par la profession agricole (Egalim notamment), la FNSEA a organisé une rencontre avec quelques députés dans un restaurant proche de l’Assemblée nationale. Ses dirigeants ont rappelé que "les agriculteurs n’ont pas attendu les textes législatifs et réglementaires pour s’emparer du sujet de la protection de l’environnement".

Dans le projet Apiluz, les bandes de luzerne non fauchées permettent d’éviter les périodes de disette alimentaire des pollinisateurs.

Territoire de transhumance

Ainsi, Hervé Lapie a créé en mars 2012 l’association "Symbiose pour des paysages de biodiversité" dans le département de la Marne, avec la volonté d’anticiper les attentes et "surtout de travailler avec les apiculteurs, les chasseurs, et les élus (maires et intercommunalités)". L’objectif affiché est de "se fédérer autour de projets structurants". C’est pourquoi l’association propose, en concertation avec les autres acteurs, de mettre en place des cultures qui favorisent les ressources mellifères pour les abeilles et autres pollinisateurs et qui permettent aux oiseaux d’accéder à des stocks grainiers.

"En 2021, nous allons généraliser les bandes de luzerne non fauchées pour éviter les périodes de disette alimentaire des pollinisateurs", a-t-il précisé. Le travail réalisé porte ses fruits car "nous sommes devenu un territoire de transhumance des abeilles et les apiculteurs sont très nombreux à venir installer leurs ruches dans nos plaines […] nous participons ainsi à assurer une partie de l’autonomie de production de miel français. Car il faut savoir qu’en 2020, nous importons toujours la moitié du miel que nous consommons", a précisé Hervé Lapie aux parlementaires présents, leur faisant aussi comprendre que la plaine de Champagne peut à la fois avoir des activités agro-industrielles et prendre soin de la biodiversité. C’est tout à fait compatible, il faut arrêter les clichés.

"La PAC ne peut pas tout"

Pour lui, comme pour les dirigeants de la FNSEA, il est inconcevable que l’on oppose les agriculteurs au reste de la population : "arrêtons de stigmatiser les apiculteurs contre les agriculteurs. Nous sommes capables de trouver des solutions ensemble et nous le démontrons à travers l’association Symbiose. D’ailleurs, le 1er vice-président est un apiculteur […] Ce qui nous anime, c’est de trouver des solutions et à travers elles de montrer que nous sommes capables, tous ensemble, de tenir compte des enjeux environnementaux".

Cependant, cette transition écologique telle qu’elle est détaillée au sein du rapport d’orientation de la FNSEA, ne pourra pas se faire au détriment du revenu. "Cette adaptation, ces changements que l’on nous demande génèrent des coûts. Or nous sommes de moins en moins accompagnés par les pouvoirs publics", a regretté Hervé Lapie, conscient que "la PAC ne peut pas tout. Elle ne pourra pas répondre à elle seule à tous ces enjeux".

Il faudra donc que les agriculteurs trouvent d’autres sources de financement, comme la rémunération de leurs produits au juste prix (loi Egalim), par des contrats de prestation de services environnementaux ou encore par la rémunération du stockage carbone via la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE).