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Actualité professionnelle
Publié le 15/10/2020

Les acteurs marnais de la ruralité très remontés !

Des acteurs du monde rural ont rencontré Aïna Kuric pour échanger avec elle sur sa position en faveur du "RIP pour les animaux".

Certains acteurs du monde rural marnais ont invité Aïna Kuric, députée de la Marne, pour échanger et comprendre le positionnement de celle-ci sur le fameux RIP (Référendum d’initiative partagé) « pour les animaux ». Les débats furent intenses, tendus et finalement très constructifs.

Rencontre avec Aïna Kuric, députée de la Marne.

Un référendum porté par des lobbys antispécistes

Une grande partie du monde rural (pêcheurs, chasseurs, forestiers, agriculteurs) s’est réunie pour défendre une cause commune. Jacky Desbrosse et Etienne Barbier de la Fédération de la Chasse de la Marne, Dominique Thiébaut de la Fédération de la Pêche, Antoine Bourguignon du Centre National de la Propriété Forestière, Hervé Lapie et Laurent Champenois pour la FDSEA 51 et Adrien Foy, représentant les JA de la Marne s’opposent à ce RIP porté par des lobbys antispécistes.

Ils considèrent que le RIP visant à interdire, in fine, l’élevage et la chasse, est une véritable catastrophe pour la ruralité et l’avenir de nos territoires. Ils regrettent ces méthodes contournant l’ensemble des instances représentatives et associatives. Ils considèrent que la députée ne doit pas tomber dans le piège de ces référendums à plusieurs questions qui, finalement, vont à l’encontre de ce que peuvent penser bon nombre de signataires et de députés (142 en France à ce jour).

Après avoir pris le temps de l’écoute, la députée Aïna Kuric a expliqué la raison de son soutien à ce référendum. Par son positionnement, elle souhaite participer à ce débat sociétal car quelques points sont importants pour elle (animaux de cirque, élevage de visons, etc.).

Passionnée par la gastronomie, et ouverte aux pratiques de la chasse, elle assure faire confiance aux éleveurs et aux chasseurs mais dénonce certaines pratiques ou comportements individuels qui, selon elle, deviennent insupportables pour la société. Tout en sachant pertinemment qu’il existe également de la vraie manipulation avec les photos ou vidéos ne provenant pas de France. Et de conclure que « si l’on veut détourner l’avion des mauvaises pratiques, il faut monter dedans et agir ».

Des échanges nourris

L’ensemble des élus ont réitéré la qualité des pratiques d’élevage dans la Marne et dans les pratiques de chasse, la qualité du travail de l’administration, preuves à l’appui (Symbiose, bonnes pratiques d’élevage, etc.) et regrettent que la posture de la députée soit orientée par quelques situations anormales et rares.

Les échanges et argumentaires nourris des uns et des autres pendant près de 2 h ont permis, finalement, de mieux se comprendre et de s’apercevoir que, sur le fond, il existait une analyse très proche. Sur la forme, le RIP, pour les élus de la ruralité, est considéré comme un outil qui contourne les organisations en place, les parlementaires également, et qu’il est essentiel de ne pas l’utiliser sur ces sujets impactant gravement des filières économiques, même si cela fait partie de notre constitution. Notamment dans un contexte où les détracteurs qui ont enclenché ce dossier ont des intérêts économiques tel que Xavier Niel qui investit dans la viande produite dans des labos. Le piège est donc tendu.

Un projet de territoire à venir ?

Les élus de la ruralité et la députée vont-ils tomber dedans ou vont-ils réussir à s’orienter vers une autre dynamique ?

À l’écoute des arguments de qualité respectifs, des pistes positives ont été émises et un nouveau rendez-vous est envisagé pour réfléchir ensemble à un projet de territoire répondant aux valeurs communes.

Finalement, ce RIP aura permis d’ouvrir des débats, de rapprocher la députée des acteurs de la ruralité, et provoquera sans nul doute une réelle dynamique.

Suite à cette rencontre, la députée décidera sur le maintien ou non de sa position sur la signature du RIP. Le dossier est à suivre…


Par Christophe SONGY, Directeur Général FDSEA 51