Retrouvez-nous sur Facebook

Retrouvez-nous sur Twitter

Retrouvez-nous sur Pinterest

Retrouvez-nous sur YouTube

Accueil > Flash Infos > Actualités professionnelles

Actualités professionnelles


Actualité professionnelle
Publié le 09/10/2020

Ne rien lâcher

Néonicotinoïdes : première victoire ! Face à "l’absence d’alternative", les députés ont voté le retour de cet insecticide en enrobage de semences de betteraves le 6 octobre dernier.

Sur certains secteurs français, la perte de rendement pourrait atteindre 50 % à
cause de la jaunisse.

Les combats syndicaux sont longs, preuve en est avec les néonicotinoïdes ! Pour rappel, depuis son interdiction en septembre 2018 en enrobage de semences, les agriculteurs sont contraints à utiliser des traitements insecticides en pulvérisation moins efficace pour protéger les plantes et contre-productif pour l’environnement.

Le secteur betteravier fait aujourd’hui face à une épidémie d’ampleur, provoquée par des attaques de pucerons, vecteurs de la jaunisse, entraînant des pertes de rendement importantes. La forte mobilisation des réseaux FNSEA, JA et CGB N-E (également en lien avec les coopératives) a permis la réouverture du dossier néonicotinoïdes.

Combat accru cet été

Mobilisé depuis 2018, le combat s’est accentué cet été. Pour rappel, dans le département de la Marne, la FDSEA, les JA, la CGB N-E et les coopératives ont rencontré le Préfet et les Parlementaires marnais sur l’exploitation d’Éric Lainé, Président de la CGB N-E et agriculteur à Saint- Memmie le 30 juillet dernier. Après une mobilisation nationale de l’ensemble de la filière, le Gouvernement a annoncé le 6 août, son soutien à la filière pour "retrouver la souveraineté alimentaire française".

Entre demandes et annonces

Sous le slogan « pas d’interdictions sans solutions », la FNSEA, exigeait deux demandes majeures au Gouvernement : accélérer la recherche pour trouver rapidement des solutions efficaces et avoir une dérogation pour les semis à venir avec des protections en enrobage de semences (dérogation utilisée par 12 pays européens).

En partie entendu, le Gouvernement a annoncé une indemnisation aux producteurs pour cette campagne afin de compenser une partie de leur préjudice et un déblocage de 5 millions d’euros supplémentaires au profi t de l’INRAE(1) et de l’ITB(2) pour offrir au plus tôt des alternatives fi ables. Mais qu’en est-il de cette demande de dérogation ?

Un Ministre de l’Agriculture au travail

Le 6 octobre, après débat, les députés ont adopté le projet de loi permettant le retour des semences enrobées de néonicotinoïdes pour les semis de betteraves du printemps 2021. De plus, cette dérogation se poursuivra les deux années suivantes, permettant à la recherche d’avancer. Pour rappel, le projet de loi a été proposé le 3 septembre par les ministres de l’Agriculture et de l’Environnement avant d’être discuté en commission économique le 23 septembre.

Lors de cette séance à l’Assemblée Nationale, le Ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie a ouvert les débats en insistant sur la volonté de ne pas opposer économie et écologie mais que ce projet de loi visait à retrouver de la souveraineté alimentaire. Message entendu, suite à une mobilisation syndicale longue et difficile. Dernière étape, le projet de loi doit désormais être examiné et validé par le Sénat en séance plénière le 27 octobre.

(1) Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement.
(2) Institut Technique de la Betterave


Par Guillaume Ruin, Animateur Syndical FDSEA 51