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Actualité professionnelle
Publié le 06/08/2020

Souveraineté alimentaire : un enjeu stratégique

Il faut faire de la souveraineté alimentaire
un enjeu stratégique pour la France et
l’Europe

Avec la crise du Covid-19, l’agriculture et l’alimentation sont redevenues des enjeux de politiques publiques. Pour tirer les leçons de cette crise, la FNSEA défend 4 axes de réponses dans son Manifeste. Zoom sur l’axe 3.

La souveraineté alimentaire de la France, c’est la mise en oeuvre de politiques agricoles et agroalimentaires permettant l’accès à une alimentation, en quantité et qualité suffisantes pour toute la population. Elle est indissociable du respect de conditions de production durables via des règles sociétales et environnementales adaptées.

Pour la FNSEA, la souveraineté alimentaire implique une responsabilité de la puissance publique, mais aussi des acteurs, de s’engager à fournir, dans un modèle de croissance durable, une alimentation pour tous, en produisant toutes gammes.

Une responsabilité qui passe par 4 axes. La souveraineté alimentaire :

  • S’appuie sur l’agriculture pour assurer une croissance durable : Axe 1.
  • C’est d’abord conforter l’acte de production en France : Axe 2.
  • Ce n’est pas le repli sur soi ou le rejet des échanges mais une chance pour la France : Axe 3.
  • Doit être portée au niveau européen : Axe 4.

Les propositions de la FNSEA pour l’axe 3 sont présentées ci-dessous.

La souveraineté alimentaire est une chance pour la France et pour l’Europe :

  • Pour les consommateurs,
  • Pour plus de résilience face aux crises,
  • Pour plus d’emploi,
  • Pour plus de dynamisme territorial,
  • Pour les équilibres alimentaires mondiaux,
  • Pour plus de stabilité politique internationale.

La souveraineté alimentaire nécessite de repenser l’attitude de la France et de l’Europe face à la mondialisation :

  • Des outils de correction de marchés sont nécessaires pour permettre aux agriculteurs de supporter la volatilité. Des mécanismes de gestion de crise s’imposent pour une meilleure répartition de la valeur.
  • Prôner la souveraineté alimentaire en France, c’est aussi prôner la capacité des pays en développement à construire leur propre modèle de développement agricole. La capacité des pays en développement à construire leur souveraineté alimentaire est un gage de stabilité.
  • Mais le développement du commerce international demeure indispensable car il est impératif que la France et l’Europe participent à l’équilibre alimentaire mondial. L’export agroalimentaire est une clé de la balance commerciale excédentaire française, et de la création de richesse et d’emploi en France.
  • Il faut à la fois produire suffisamment pour le marché alimentaire interne et être présent dans les échanges internationaux, mais à des conditions équitables : « N’importons pas l’agriculture que nous ne voulons pas ! »
Les demandes de la FNSEA

Pour préserver les moyens de production pour une agriculture compétitive, les demandes de la FNSEA sont les suivantes :

  • Mieux protéger les terres agricoles,
  • Encourager des projets agricoles par l’investissement (exemple : gestion de la ressource en eau),
  • Ne pas laisser les agriculteurs sans alternative (exemple avec la santé des plantes : pas d’interdiction sans solution, amplifier la recherche et l’expérimentation, accompagner les agriculteurs dans l’appropriation de nouvelles solutions…),
  • Soutenir la recherche et l’innovation,
  • Revoir les conditions des échanges mondiaux.

Par Département Syndical FDSEA 51