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Actualités du groupe


Actualité du groupe
Publié le 24/07/2020

Jusqu’ici, rien ne bouge !

Billet d'humeur, par Laurent Champenois, secrétaire général de la FDSEA 51

Fin avril, nous avons alerté la préfecture sur la situation des ressources fourragères et demandé la possibilité de récolter les jachères. À l’époque, l’administration avait transmis notre demande au ministère de l’Agriculture. Début juin, la DDT nous a signifié que la DRAAF montait un dossier à la demande du ministère.

Depuis, plus d’informations. Pourtant, notre situation est préoccupante. Les stocks de foin en début de saison étaient inexistants. Nous pouvons estimer une baisse de 25 % sur les rendements en prairies permanentes. Les prairies sèchent. La pousse de l’herbe est à l’arrêt et risque de ne pas reprendre au vu des prévisions pluviométriques sur le mois d’août.

Nous avons besoin de fourrage pour nourrir les animaux pendant l’hiver et la période sèche. Il est nécessaire que nous obtenions la dérogation permettant la valorisation des jachères rapidement afin de nous permettre de les récolter avant qu’elles perdent toute leur valeur alimentaire.

La DDT nous a informé, le 15 juillet, que la Commission Européenne avait refusé de délivrer la dérogation jachère pour 2020. Cette décision n’a pas de sens. À l’heure actuelle, les jachères n’ont plus d’intérêt écologique. L’herbe est sèche et ne pousse plus. Pourquoi ne pouvons-nous pas les récolter alors que le broyage est autorisé ?

Nous manquons de fourrage pour les animaux, il n’est pas normal de perdre cette ressource et de la broyer. Cela prouve encore que nos systèmes administratifs regorgent d’incohérences. La seule possibilité restante est l’activation du cas de force majeure par le ministre.

Cette solution ne nous satisfait pas totalement. Le cas de force majeur ne concerne que les jachères des éleveurs et celui-ci doit rester exceptionnel, ce qui veut dire que si nous l’activons et que nous subissons à nouveau une sécheresse en 2021, nous ne pourrons plus l’activer.

Nous poussons tout de même dans ce sens afin que le ministre nous donne des solutions pour nos élevages au plus tôt. En effet, activer le cas de force majeure en septembre ne servira à rien. Les éleveurs seront déjà en difficulté et des décapitalisations de cheptel pourraient encore survenir à cause du manque de ressources fourragères.

Le président de la république parle d’un objectif de souveraineté alimentaire. Nous sommes prêts à le relever, mais l’administration française et européenne est-elle prête à faire preuve de plus de réactivité pour nous accompagner ? Nous allons le voir dans les semaines à venir !