Retrouvez-nous sur Facebook

Retrouvez-nous sur Twitter

Retrouvez-nous sur Pinterest

Retrouvez-nous sur YouTube

Accueil > Flash Infos > Actualités du groupe

Actualités du groupe


Actualité du groupe
Publié le 06/11/2019

Qui s'engrais'se ?

 
 La loi antidumping entrainerait une augmentation du coût
de production de 6% pour les producteurs (photo d’illustration)

Pendant que la profession dénonce un manque de compétitivité de l’agriculture française, voire européenne, face aux agricultures issues des pays d’Amérique, la Commission européenne a décidé d’imposer une loi antidumping sur les engrais agricoles.

Un coût de plus

Cette décision européenne provoque une forte augmentation des engrais.

Par exemple, l’azote liquide voit ses droits d’importation augmenter de 22 e/t à 43 e/t, soit une augmentation de 16 à 34 % en fonction du pays d’importation (Trinité et Tobago, USA et Russie).

Certains pourraient se poser la question "où est le syndicat ?".

Celui-ci a eu peu de temps pour se révolter, et n’a pu effectuer des actions qu’en dernière minute. Certes, le vote n’a pas été en faveur de la profession agricole, mais elle a tout de même limité les dégâts en ayant une taxe, inférieure au niveau proposé initialement par la Commission, qui n’augmentera pas même si le prix de marché augmente.

Un travail de longue haleine

Alors que l’an dernier l’Association générale des producteurs de blé (AGPB), avait réussi à faire baisser la taxe antidumping de 30 %, la Commission européenne ouvre une enquête en vue de renouveler ou non cette taxe sur 5 ans.

L’AGPB travaille déjà sur ce sujet et s’attelle à la rédaction d’une note d’information à destination de la Commission, en vue d’une prochaine audition pour donner la position des agriculteurs sur ce sujet.

L’action syndicale n’obtient pas toujours de grandes victoires, mais le travail permanent actif et réactif permet de limiter, et même d’éviter, de grandes dérives pour la profession agricole.


Par Bastien Lombard, animateur FDSEA 51