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Actualités du groupe


Actualité du groupe
Publié le 24/05/2019

Dérapages incontrôlés

Billet d’humeur, par Vincent Godin, Président de la Commission Gestion des Territoires.

 
Vincent Godin, Président
de la Commission
Gestion des Territoires

Dans "L’Hebdo du Vendredi" du 23 mai, le directeur de KS Groupe "s’amusait" en déclarant : "cela représente une surface équivalente à neuf terrains de Football".

En fait, il s’agit de la construction d’une vaste plateforme logistique de 47 000 m² à Cernay-Les-Reims pour une emprise totale de 9 hectares, soit 10% de la ZAC en cours d’aménagement.

À Champigny, derrière IKEA, c’est un projet de 150 000 m² dédié à la logistique pour une emprise de 55 hectares. À Bétheny, c’est 40 000 m² pour 6 hectares. À Cormontreuil, 90 000 m² pour 24 hectares.

Nous ne parlons ici que des zones les plus importantes, soit un total de 327 000 m² de bâtis pour une emprise foncière globale de 94 hectares hors infrastructures routières de dessertes. Le fait de comparer avec amusement une emprise foncière à des terrains de Football est révélateur du regard porté par certains acteurs sur l’activité agricole de notre département.

Oui au développement économique, mais à quel prix ? Car on parle moins du nombre d’emplois en équivalent Plein Temps réellement créés par ces plateformes robotisées. Si l’on tient compte des ratios de réalisations voisines, ces projets devraient générer au maximum deux emplois PT par hectare.

Ainsi, on continue de prélever les meilleures terres agricoles du Grand Est pour des projets dont la pérennité est largement contestable. Notre département ne doit pas devenir une vaste plateforme logistique à faible valeur ajoutée. Enfin, gardons à l’esprit qu’il ne s’agit pas exclusivement d’un problème rémois ou de grande agglomération (Châlons ou Épernay).

Ces pertes de surfaces génèrent automatiquement une pression foncière forte dans un rayon de 50 kilomètres par les prix et les compensations foncières induites. Redevenons vigilants auprès de nos élus locaux et souhaitons des services de l’État moins passifs.