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Actualités professionnelles


Actualité professionnelle
Publié le 03/04/2019

Pensées laitières marnaises

Bruno Lancelot, président de la Fédération départementale des producteurs de lait 51, et Stéphane Minjeau, délégué FDPL 51, étaient présents au congrès de la Fédération nationale des producteurs de lait 2019. Ils rapportent leurs impressions…

Bruno Lancelot, à gauche, et Stéphane Minjeaux, à droite, se sont
rendus à Arras pour le congrès de la FNPL.

 Stéphane Minjeau : "nous avons échangé, lors d’une table ronde le jeudi, sur l’intégration des agriculteurs dans le modèle social Français. Les agriculteurs sont des Français comme les autres. Ils doivent pouvoir bénéficier des mêmes avantages en termes d’accès aux retraites, vacances, revenus… C’est une condition indispensable pour rendre notre métier attractif aux yeux des jeunes pour le faire perdurer.

Les échanges que nous avons eus avec la MSA, les ETA, les pouvoirs publics nous ont laissés entrevoir une faible marge de réduction des coûts de production. Seuls les prix peuvent permettre aux producteurs laitiers une meilleure rémunération et donc un accès plus large au modèle social français. Le vendredi, nous avons abordé les attentes sociétales qui touchent l’élevage, en assistant à un débat en face-à-face entre des responsables de la FNPL avec des associations de la société civile. Ils ont abordé les thèmes de l’environnement, du bien-être animal et les attentes des consommateurs.

Nous avons remarqué que nous avions besoin de communiquer sur les attentes environnementales auxquelles nous répondons déjà pour la majorité d’entre elles mais qui questionnent toujours les ONG. Nous souhaitons vous faire part d’un point de vigilance : les ONG welfaristes ont des attentes réalistes et non dogmatiques. Leur discours met en avant des “ études scientifiques ” pour appuyer cet argumentaire. C’est un dossier à surveiller de très près. La FDPL doit porter une attention particulière à celui-ci".

 Bruno Lancelot : "nous souhaitons vous faire part d’une opportunité. Les consommateurs attendraient également une offre de produits locaux dans la restauration collective scolaire. Cependant les échanges du congrès laissent de nombreuses questions en suspens : comment répondre aux appels d’offres ? À quel prix sont valorisés les produits ? Quelle sécurité pour le producteur qui perd l’appel d’offres ?

Pour répondre aux attentes sociétales et pour permettre aux producteurs laitiers d’être des Français comme les autres nous devons négocier mieux nos prix de vente. Nous devons continuer à utiliser les outils disponibles dans la loi EFAlim pour payer les éleveurs aux coûts de productions pour le prix de base du lait. Cependant, chaque élément de différenciation supplémentaire doit amener une rémunération en plus du prix de base au producteur afin de rémunérer les pratiques des agriculteurs qui correspondent le mieux aux attentes sociétales. Construisons nos prix en marche avant et ne laissons pas les transformateurs nous imposer des pratiques à mettre en oeuvre sans les rémunérer.

Nous souhaitons alerter sur l’application de la loi EGAlim dans les coopératives. Si elles ne jouent pas le jeu, leurs concurrents risquent de s’aligner sur leurs prix. La FDPL rappelle que l’ensemble des acteurs de la transformation privé et coopératif doivent rémunérer les agriculteurs aux coûts de production. Les adhérents des coopératives qui ne respecteraient pas ces critères auront la charge d’être présents aux assemblées de sections et de le rappeler".