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Actualités du groupe


Actualité du groupe
Publié le 04/01/2019

Une belle avancée

 
Anne Hidalgo a rencontré une délégation de la profession
agricole pour faire le point sur le sujet des inondations.

Depuis plusieurs mois et grâce au travail de la FNSEA avec la FRSEA Île-de-France et les FDSEA de la Marne, l’Aube, la Seine-et-Marne, l’Yonne et l’Aisne, le dossier inondation avance enfin.

Les agriculteurs ont été durement touchés en début d’année : cultures d’hiver dévastées et retard voire impossibilité d’effectuer les travaux de printemps. Pour la profession agricole, les surinondations des terres agricoles ont été provoquées par l’Établissement public territorial de bassin Seine Grands Lacs (EPTB), principalement pour soulager les grands lacs réservoirs en amont et permettre la collecte d’éventuelles précipitations à venir. Elles ont ensuite été prolongées par Voies navigables de France (VNF) pour maintenir la navigabilité des cours d’eau. Si les agriculteurs ne s’opposent pas à la surinondation des terres agricoles pour protéger les biens et les personnes, ils ne doivent pas supporter seuls les dégâts. Des indemnités liées aux pertes doivent leur être versées.

Rendez-vous politique

La profession s’est fortement mobilisée et a multiplié les réunions de travail et les demandes de rendez-vous politiques. Le dernier en date : l’entretien avec Anne Hidalgo le 19 novembre. Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, Damien Greffin, président de la FRSEA Ile-de- France, Joël Hospital, président de la FDSEA de l’Aube et Christophe Hillairet, président de la Chambre d’agriculture de région Ile-de-France ont rencontré la Maire de Paris. Cette dernière a déclaré avoir conscience du rôle joué par les agriculteurs. Elle s’est également engagée dans un courrier cosigné avec le président de la Métropole du Grand Paris et envoyé au préfet Cadot à travailler à "la création d’un fonds d’indemnisation pour des agriculteurs dont les champs seraient utilisés comme zone d’expansion de crue" et ce, "au plus vite" avec l’État, les Chambres d’agriculture et le syndicalisme majoritaire. Une partie des recettes de la taxe Gemapi serait ainsi allouée au fonds d’indemnisation à créer.

Nouvelle avancée

Michel Cadot, le préfet coordonnateur de bassin Seine-Normandie s’est saisi du dossier. Il avait organisé une première réunion le 18 mai avec les services de l’État (Driaaf et Driee), la profession agricole (Chambre d’agriculture et FRSEA-JA région), les préfets de départements ainsi que l’EPTB et VNF. Pendant cette rencontre, il a été acté la création d’un observatoire des terres agricoles inondées. Cet observatoire aura pour fonction :

- d’acquérir des connaissances sur les terres inondées pendant un épisode de crue pour en suivre la progression et la décrue ;

- améliorer les connaissances concernant l’exposition de la profession agricole au risque inondation ;

- chiffrer les impacts des inondations sur les terres agricoles. Le 26 novembre, le préfet Cadot a de nouveau réuni l’ensemble de la profession agricole et des services de l’État pour initier la mise en place d’un fonds d’indemnisation pour les agriculteurs qui participent à la gestion de l’eau dans le cadre de la protection des villes. Conscient que le processus pourra prendre une ou deux années avant d’être pleinement opérationnel, les acteurs autour de la table, à la demande expresse de la profession agricole, s’engagent à trouver une solution rapide de dédommagement des préjudices subis en 2018. C’est une belle avancée dans ce dossier qui n’avait eu aucun écho de la part des services publics depuis 2013.

 
 

Par Mathilde Fournier