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Actualités du groupe


Actualité du groupe
Publié le 23/02/2018

De nombreuses difficultés

De g. à d., Michèle Boquet exploitante à Ventelay, Aina Kuric,
députée de la Marne et François Guyot,
exploitant à Mont-sur-Courville.

La FDSEA 51 poursuit son lobbying auprès des parlementaires du département. Les députés sont invités à venir visiter des exploitations agricoles de leur circonscription. Ce fut au tour d’une nouvelle députée de venir rencontrer les agriculteurs du canton de Fismes.

La saga continue avec l’invitation d’Aina Kuric. La députée de la 2e circonscription de la Marne était conviée le 5?février à venir visiter deux exploitations sur le canton de Fismes. En présence d’une vingtaine d’agriculteurs, de nombreux échanges ont eu lieu sur les différentes problématiques auxquelles sont confrontés les agriculteurs du Tardenois.

Travailler pour la gloire
Que l’on soit chez Michèle Boquet à Ventelay ou sur l’exploitation de François Guyot à Mont-sur-Courville, le constat est sans appel : EBE négatif en 2016 ! Malheureusement l’année 2017 n’est guère plus positive, celle-ci ne couvrira pas financièrement la catastrophe climatique de 2016 pour les agriculteurs du département. Pour François Guyot, les chiffres sont là avec un EBE de -9 000 € sur son exploitation. En plus des difficultés liées au territoire du Tardenois, les aides PAC sont en constante diminution : 40 % d’aides en moins pour l’exploitation de François Guyot depuis 2012. Aujourd’hui, quel entrepreneur français travaille pour ne pas vivre de son métier ? Il est temps de trouver des solutions !

Une agronomie difficile
C’est un fait, il y a de réelles difficultés agronomiques sur le Tardenois et les potentiels de rendement sont plus faibles que la moyenne départementale. « Il vaut mieux boire du champagne à Cayenne, que de ramasser des pierres à Épernay. Le ramassage de cailloux fait partie des travaux réguliers sur mon exploitation », lance François Guyot. « Sur le Tardenois, les terres sont très usantes, voire destructrices pour le matériel. La durée de vie du matériel est donc moins longue que dans d’autres régions du département, ce qui engendre des surcoûts pour nos exploitations », explique François Guyot à Aina Kuric. À cela, il faut ajouter des impasses sur des adventices résistantes. Le désherbage mécanique étant limité sur le Tardenois, la question du glyphosate entre en jeu ! Suivant les territoires, l’agriculture est différente, il est donc primordial que le gouvernement français en tienne compte à commencer par les députés de notre département.

Des problèmes de fermage
Historiquement, le Tardenois était une terre agricole riche avec des potentiels supérieurs aux autres territoires marnais. Pour preuve, les premières sucreries du département se sont développées dans cette région. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, pourtant le classement des fermages n’a pas été réactualisé depuis de nombreuses années. Actuellement, tout le canton est classé dans la petite région naturelle du Tardenois. En revanche, l’ensemble des communes du canton, soit 22, sont classées en Champagne améliorée pour les valeurs locatives. Ainsi des différences de prix allant de 60 à 70 €/ha par rapport au Tardenois sont constatées sur des baux de 18 ans. Concerné par ce classement en Champagne améliorée, François Guyot enregistre des différences de 25 €/ha de plus que la moyenne de son centre comptable. Comment peut-on louer des terres au prix de la Champagne améliorée avec les contraintes de travail du Tardenois (sables, cailloux, rendement inférieur, etc.) ?

 


Les exploitations visitées avec Aina Kuric

Exploitation polycultures-élevage de Michèle Boquet à Ventelay :
- 140 ha de SAU ;
- 100 ha de terres labourables (céréales et betteraves) ;
- 40 ha de prairies ;
- 35 vaches allaitantes et 1 salarié.

• Exploitation polycultures de François Guyot à Mont-sur-Courville :
- 230 ha de terres labourables (céréales, protéagineux et betteraves) ;
- 1 salarié + 1 saisonnier.


Par Guillaume Ruin Département syndical FDSEA 51