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Actualités du groupe


Actualité du groupe
Publié le 15/02/2018

Le canton de Bourgogne cultive la solidarité

Un collectif d'agriculteurs accompagné d'hervé Lapie,
président de la FDSEA 51 ayant participé aux travaux
agricoles des Sohettes.

L’assemblée générale cantonale : un rendez-vous incontournable pour les adhérents FDSEA. Ce moment de débat et de réflexion permet de s’informer sur les positions syndicales et de participer activement au devenir de l’agriculture. Zoom sur l’assemblée générale du canton de Bourgogne.

Dans la continuité des assemblées générales cantonales 2018, c’est à Witry-lès-Reims que l’assemblée générale de Bourgogne a eu lieu le 23 janvier dernier. Éloi Taillefumier, président du canton de Bourgogne, accompagné d’Hervé Lapie, président de la FDSEA ont débattu avec les agriculteurs sur les sujets syndicaux "chauds" du moment. Ces rendez-vous sont aussi l’occasion de mettre en avant des démarches locales entreprises par les agriculteurs. C’est le cas sur le canton, avec la distribution des bénéfices à l’Accir (1) et au dispositif Reagir (2) suite à l’exploitation des terres en friches des Sohettes.

Le foncier agricole : "propre" et "pas cher"

Avant tout, ces opérations humanitaires sont mises en place pour lutter contre la consommation déraisonnée du territoire agricole. Aujourd’hui, des chiffres saisissants sont connus, "Tous les ans, 70 000 ha de terres agricoles sont artificialisés. Pour vous donner une équivalence, c’est un terrain de foot qui disparaît toutes les cinq minutes" affirme Hervé Lapie. Contrairement aux friches industrielles, le foncier agricole est "propre", facilement constructible et "pas cher" pour les villes. "Prenons exemple sur les Allemands, certes le foncier est plus cher mais l’on peut constater plus de parkings souterrains et aériens que sur notre territoire", souligne Hervé Lapie. Depuis plusieurs années, la profession se mobilise et travaille conjointement avec les grandes agglomérations et métropoles pour optimiser au mieux cette consommation du foncier agricole. Un exemple avec le Scot (3) de Reims qui prévoit de diviser par trois ses besoins en terres agricoles. L’objectif étant de passer à une consommation de 85 ha/an au lieu de 211 ha/an jusqu’à 2010. Le réseau syndical et les agriculteurs doivent rester vigilants sur ce dossier.

Un bel esprit de solidarité

Cette opération n’est pas la seule sur le département. En effet, près de 50 ha ont ainsi été remis en culture en 2017 en attendant leur artificialisation. Ces opérations ont pour but de conjuguer lutte contre le gaspillage du foncier agricole et solidarité. Depuis 2015, la CCI Marne en Champagne en collaboration avec la FDSEA met à disposition des terres à vocation constructible sur le lieu-dit des Sohettes.Cette année, 20 ha ont pu être cultivés par une dizaine d’agriculteurs en partenariat avec Cristal Union et Acolyance. Sans cet élan collectif, le résultat ne serait pas à la hauteur des espérances. En 2018, Luzéal devient partenaire et a offert 12 ha de semences de luzerne. Merci à l’ensemble des agriculteurs locaux et aux partenaires pour leur implication dans cette opération humanitaire.

 
Remise des bénéfices à l'Accir et au dispositif Reagir,
accompagné de l'ensemble des partenaires.

Des bénéficiaires dans le besoin

En adéquation avec leurs valeurs éthiques : mutualisme et solidarité, les agriculteurs ont souhaité donner et partager le fruit de la récolte à deux associations qui sont l’Accir et le dispositif Reagir. Au total, plus de 14 000 e ont été redistribués aux bénéficiaires. Mme Gimmonet, présidente de l’Accir, explique que "Cette somme va permettre d’accompagner le " Projet Togo ", qui aide au développement de l’agriculture dans ce pays". Quant au don pour Réagir, "Ce sera un petit " coup de pouce " et cela permettra le suivi de plus d’agriculteurs en difficulté. La conjoncture agricole est de plus en plus difficile, on voit plus d’agriculteurs faire par appel à ce service", remarque Constant Floquet, Président de l’ADASEA et du dispositif Réagir.

(1) l’Accir : Association humanitaire champenoise oeuvrant pour le développement de l’agriculture en Afrique de l’Ouest. (2) Reagir : C’est un dispositif porté par l’Adasea Association départementale pour l’aménagement des structures des exploitations agricoles ) de la Marne, qui accompagne, avec un ensemble de partenaires du monde agricole, les exploitations en période de fragilité. (3) Scot de Reims : Schéma de cohérence territoriale. C’est le plan d’aménagement et de développement durables qui permettra d’orienter le développement du Grand Reims et du Pays rémois au mieux des intérêts de tous.

Guillaume Ruin Animateur réseau - FDSEA 51 Département syndical

 

Les occupations précaires dans la Marne

Aujourd’hui, cinq opérations précaires sont portées par la FDSEA et les agriculteurs locaux :

- 4 ha à la Croix Blandin sur la commune de Reims ;

- 17 ha sur la commune de Connantre ;

- 6 ha sur la commune de Fère-Champenoise ;

- 20 ha aux Sohettes sur les communes de Lavannes et Isles-sur-Suippe ; n 2 ha sur la commune de Pierry.



Par Guillaume Ruin