Retrouvez-nous sur Facebook

Retrouvez-nous sur Twitter

Retrouvez-nous sur YouTube

Accueil > Flash Infos > Evénements

Evénements


Evénement
Publié le 04/05/2012

Les brebis se font "bêles" à Esternay

Avant l’assemblée générale à Châlons-en-Champagne, le congrès de la Fédération Nationale Ovine (FNO) a organisé plusieurs visites d’exploitations en Champagne-Ardenne. Pour laMarne, l’EARL du Vivier ouvrait ses portes aux congressistes.

Loïc Danré et ses 350 brebis ont reçu à Esternay la
visite des congressistes de la Fédération Nationale Ovine.
À l’occasion du congrès de la FNO, Loïc Danré a présenté son exploitation à une délégation venue de toute la France dans le but de constater le savoir-faire des éleveurs d’ovins de la région.

À l’EARL du Vivier, on avait retenu comme thème de la visite : "Création d’une troupe pour créer une diversification et dégager un revenu supplémentaire sur une exploitation de petite taille". L’exploitation est située à Esternay, dans la Brie.

Elle possède une SAU de 59 ha – dont 2,8 de parcours pour les poulets, avec un assolement traditionnel et 3 poulaillers "Label". 350 brebis Ile-de-France y logent en bergerie intégrale, dans une bergerie en bois de 1 227 m² (400 places), construite en 2006.

L’EARL compte aussi un bâtiment de stockage d’aliment et fourrage de 230 m². Le coût des bâtiments par brebis logée est de 412 € : 123 050 € ont été dépensés pour la construction des deux bâtiments, 23 150 € pour le terrassement et l’aménagement, 5 950 € pour le local technique, 7 500 e pour les barrières et les bacs, et 5 100 € pour l’eau et l’électricité.

En ce qui concerne la maind’oeuvre de l’exploitation, Loïc Danré est le seul actif, il est aidé par ses parents, retraités. Loïc s’était installé à mi-temps avec ses parents en 2002, année de la construction du troisième poulailler.

Le temps complet et l’aménagement d’un bâtiment, sont venus en 2005. La bergerie est apparue en juin 2006, et son aménagement s’est terminé l’hiver suivant.

La largeur des couloirs d’alimentation, prévue pour laisser passer les tracteurs allant dans les champs, a surpris les éleveurs en visite.

Une troupe récente, "pas en vitesse de croisière"

L’élevage ovin veut s’inscrire dans l’avenir.
La troupe, "récente et surtout pas en vitesse de croisière" selon Alain Demoulin de la Chambre d’agriculture de la Marne, s’est constituée de la manière suivante : achat de 40 brebis pleines et 30 agnelles en 2005, 40 agnelles en 2006, 100 agnelles en 2007, 50 brebis et 27 antenaises en 2010.

En 2012, le troupeau représente 56 UGB : 318 brebis et 31 agnelles Ile-de-France, 14 béliers Ile-de-France, et des agneaux lourds de bergerie.

Chaque année, trois agnelages sont réalisés : du 10 août au 25 septembre, 191 agnelages ; du 7 novembre au 18 décembre, 132 agnelages, et du 25 janvier au 6 mars, 32 agnelages.

L’objectif est de produire des agneaux en contre-saison, vendus en fin d’année. L’assolement de l’EARL est constitué de 20 ha de blé, 10 ha d’escourgeon, 10 ha de colza, 9 ha de betteraves sucrières, 5 ha de luzerne, et 2,2 ha de prairies.

Lors de la campagne ovine 2011, l’EARL du Vivier a connu des résultats techniques moins bons qu’espérés, la faute à un contexte pas franchement favorable.

L‘atelier ovin de l‘EARL du Vivier a été créé en 2005 et dispose
d‘une bergerie en bois de 400 places.
Chez les brebis, la fertilité s’élève à 96 % (objectif à 90 %), la prolificité à 145 % (objectifs à 160 %), la mortalité des agneaux à 15 % (objectif inférieur à 15 %), la productivité numérique par femelle à 116 % (au lieu de 130 %) et la productivité pondérale à 22,5 kg de carcasse (au lieu de plus de 25 kg). 490 kg de concentré sont distribués par couple mèreagneaux, dont 145 kg de luzerne déshydratée ; les agneaux reçoivent 114 kg d’aliment chacun.

La troupe de Loïc Danré étant en constitution, l‘exercice 2011 a connu une productivité faible, mais 2012 s‘annonce sous de meilleurs auspices.

A l‘EARL du Vivier, on envisage désormais - après une réforme plus importante lors du dernier exercice -d‘implanter des cultures déro-bées, et de reprendre les pulpes surpressées auprès de la sucrerie.

Guillaume Perrin, La Marne Agricole
gperrin@fdsea51.fr

Pour en savoir plus : retrouvez cet article en page 4 du journal
La Marne Agricole n°3009 du 4 mai 2012