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Evénements


Evénement
Publié le 29/03/2012

Châlons-en-Champagne capitale du mouton

Le congrès de la Fédération Nationale Ovine aura lieu dans la Marne les 25 et 26 avril 2012.

Près de 300 participants venus de tous les départements français sont attendus lors du congrès de la Fédération Nationale Ovine qui aura lieu à Châlons-en-Champagne les 25 et 26 avril prochains.

Devoir de réserve en période électorale oblige, le ministre de l’Agriculture ne pourra pas être présent.

Les grandes lignes du programme de cet événement sans précédent dans la région ont été dévoilées le lundi 26 mars dans la ville préfecture où les organisateurs avaient convié la presse et les partenaires.

Le thème retenu est "durabilité de l’élevage ovin à travers les hommes et les territoires"

 
Frédéric Noizet , éleveur
ovin dans la Marne,
président du Comité
élevage départemental,
et trésorier de la FNO.
Éleveur ovin dans la Marne, président du Comité élevage départemental, et trésorier de la FNO, Frédéric Noizet a présenté les enjeux nationaux de ce congrès.

"Le rééquilibrage des aides PAC en 2010 a permis de maintenir l’élevage ovin français et nous sommes sereins pour 2013"
, soulignet- il. Concernant les prix, la filière ovine a été une des premières à contractualiser, "et cela porte ses fruits aujourd’hui".

Concernant la consommation française, "nous sommes structurellement déficitaires, à peine 45 % de ce que nous consommons est produit en France", rappelle Frédéric Noizet. Les Français veulent manger de l’agneau tricolore, mais on en manque !

Installer des jeunes et gérer le loup

Jean-Roch Lemoine,
éleveur dans l’Aube et
président du comité
d’organisation du congrès
de la FNO.
Autre défi : l’installation des jeunes. "Ils nous disent, ?le mouton, pourquoi pas ??, mais ils ont peur des conditions de travail et de la perte de qualité de vie", observe Frédéric Noizet. Il faut dont les rassurer et leur montrer qu’aujourd’hui il n’est plus nécessaire de soigner ces bêtes tous les jours et qu’avec un peu d’organisation on peut même partir en vacances.

C’est tout l’objet de la reconquête ovine qui vise au "renforcement de la valeur ajoutée au niveau des exploitations et de la filière pour arrêter définitivement l’hémorragie et pérenniser cette production".

L’approche est technico- économique et axée sur la technique (amélioration de la compétitivité des exploitations) et sur le prix par la recherche de la valeur ajoutée et une meilleure gestion de l’offre par rapport à la demande.

Un autre dossier préoccupe, celui des prédateurs. Tout le monde aura traduit "le loup". Sa présence semble irréductiblement incompatible avec le mouton. "En 1865 encore le préfet de la Meuse donnait des primes pour l’abattage des loups", rappelle Frédéric Noizet qui craint le retour du carnivore à pelage gris dans nos campagnes pour peu que certaines bonnes âmes lui préparent la place.

La FNO rappelle que "depuis les premiers cas de prédation du loup constatés sur les troupeaux domestiques en 1993, le nombre d’attaques et de victimes a augmenté en corrélation avec l’expansion du territoire occupé par le loup. Avec plus de 3 000 victimes du loup constatées en 2009, neuf départements sont aujourd’hui confrontés à la présence de cet animal".

Malgré les mesures de protection mis en place, les dégâts et les contraintes augmentent et les éleveurs ne savent plus comment exercer leur métier dans ces conditions. Il faut savoir que la France constitue, en Europe, un cas sans équivalent de reconstitution d’une population de loups à l’échelle d’un pays où existent de traditionnelles et importantes activités d’élevage, structurées et déployées en l’absence, depuis près d’un siècle, de tout grand prédateur.

Autres sujets au menu de ce congrès : préparer la réforme de la Pac, poursuivre la mise en oeuvre de la traçabilité individuelle, développer les démarches de contractualisation, diffuser les progrès génétiques, et s’intéresser aux impacts environnementaux de l’élevage ovin.

Enfin, Jean-Roch Lemoine, président du comité d’organisation du congrès, souhaite aussi montrer l’excellence de l’élevage ovin champardennais, "et qu’il n’y a pas que le vignoble et les grandes cultures dans la région".

Pour en savoir plus : retrouvez la totalité de cet article en page 5 du journal
La Marne Agricole n°3004 du 30 mars 2012

Par Richard Cremonini, La Marne Agricole