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Evénement
Publié le 23/06/2011

120 délégations paysannes pour appuyer le G20 et la régulation des marchés

À l’initiative de la FNSEA et des JA, 250 représentants d’organisations agricoles et paysannes de 80 pays se sont retrouvés à Paris pour participer et peser dans les débats sur l’agriculture et sur l’alimentation.

Ils sont venus du Mali, du Niger, du Brésil, du Japon, mais aussi des Etats-Unis, du Canada, de l’Uruguay… Pas moins de 120 délégations paysannes représentant 80 pays se sont retrouvées à Paris le 16 juin à l’invitation de la FNSEA et des JA.

Objectif : peser sur l’issue de la réunion du G20 agricole, la rencontre des ministres de l’Agriculture des 20 pays les plus puissants de la planète.

Un G20 qui, les 22 et 23 juin, doit aboutir à des mesures de régulation et de développement de l’agriculture mondiale pour un but primordial : réduire la volatilité des prix agricoles.

Dans son discours d’ouverture, le président de la République a insisté sur la nécessité de réinvestir dans l’agriculture, tant de la part du public que du privé. "Produire plus et mieux, cela ne sera possible qu’à la condition que l’agriculture redevienne un domaine d’investissement majeur".

Autres objectifs : améliorer la transparence des marchés agricoles mondiaux, renforcer la concertation internationale ou encore la recherche d’une plus grande transparence des marchés sur les données stratégiques.

Pour cela, Nicolas Sarkozy préconise "la mise en place d’un nouveau système d’information sur les marchés, à l’exemple de ce qui a été fait il y a dix ans pour le pétrole". Un discours plutôt apprécié de la part des délégations, en particulier lorsqu’il a dénoncé "les abus des marchés dérivés des matières premières".

G120 agricole : point de rencontre de perspectives nouvelles sur la gouvernance mondiale des agricultures, sur les rapports nord-sud, sur la
régulation des marchés, sur les conséquences des dérèglements climatiques, sur l’accès à l’eau et au foncier...

Devant les agriculteurs du G120, le président de la République a opté pour un plaidoyer résolument anti-spéculation excessive sur les marchés à terme. Rappelant les vertus d’un "capitalisme de production et non exclusivement financier". Cette rencontre à Paris - le G120 se déroulait à l’OCDE - a été l’occasion pour les paysans du monde de s’affirmer haut et fort.

Xavier Beulin : "Il faut
penser global pour
mieux agir local"
.
L’agriculture redevient
une cause universelle.
Pour relever le défi
alimentaire du
XXe siècle, nous
devons produire plus.
L’enjeu est connu : la population de la planète va augmenter de 3 milliards de personnes, d’ici 2050, pour atteindre 9 milliards d’habitants. Pour nourrir cette population croissante, les experts internationaux estiment à 70% l’augmentation de la demande alimentaire mondiale, dans les quarante ans qui viennent. "Il faut donc produire plus, mais compte-tenu du réchauffement climatique, la voie de l’agriculture durable est impérative"

Pour l’instigateur de la rencontre, Xavier Beulin, un des grands objectifs de l’événement consistait à faire "renoncer au principe qu’une partie du monde doit nourrir l’autre". L’agriculture doit être développée partout sur la planète : "l’enjeu est mondial, mais les solutions sont locales", a même reconnu Robert Carlson, vice-président du Syndicat des producteurs américains.

L’autre objectif est de "progresser dans la gouvernance de l’agriculture", avec une grande transparence, tant en ce qui concerne les moyens de production, l’état des stocks et la régulation des marchés financiers. En clair : abandonner "la vision monolithique" de l’OMC sur l’agriculture qui ferait de la libéralisation la solution à tout.

Selon le président de la FNSEA, "les grands enjeux sont communs à tous et les grandes décisions sont à prendre au niveau international". En revanche, "la mise en oeuvre de politiques régionales ou publiques se fera à une échelle plus locale". Comme quoi, "l’idée d’un monde plus multipolaire semble prévaloir et c’est plutôt un signe positif par rapport aux futurs enjeux".

Bruno Le Maire
G20 agricole : "il n’y aura pas de demi-mesure"

Bruno Le Maire
"Il n’y aura pas de demimesure, ce sera fumée blanche ou fumée noire" a affirmé le ministre de l’Agriculture. Le ministre, qui a tenté de préparer cet accord pendant plus de six mois n’a pas caché les difficultés pour obtenir un succès. Trois points sont particulièrement "sensibles", a-t-il expliqué.

Celui qui prévoit une plus grande transparence des stocks et de la production des produits agricoles de base comme le blé, le maïs ou encore le riz. Sur ce sujet, la Chine et l’Inde ne sont pas favorables à livrer des informations, considérant que celles-ci mettent en jeu leur souveraineté nationale.

Autre point compliqué, celui de la régulation des marchés financiers traitant des produits agricoles, un sujet que le Royaume-Uni et l’Australie, entre autres, voient d’un mauvais oeil. Enfin, l’engagement que devraient prendre les États à ne pas réduire leurs exportations pour ne pas déstabiliser le marché mondial.

L’été dernier la Russie a déclaré un embargo total de ses exportations de blé à la suite de la sécheresse et des incendies qui ont ravagé des régions entières, entraînant une envolée des prix sur les marchés mondiaux.

Pour en savoir plus : retrouvez la totalité de cet article en page 4 du journal
La Marne Agricole n°2964 du 24 juin 2011