Retrouvez-nous sur Facebook

Retrouvez-nous sur Twitter

Retrouvez-nous sur YouTube

Accueil > Flash Infos > Evénements

Evénements


Evénement
Publié le 07/04/2011

65e Congrès de la FNSEA : une nouvelle ambition pour l’agriculture française

Nouveau conseil d’administration, rapport d’orientation adopté largement et la volonté affichée de retrouver "une place de leader agricole en Europe" pour l’agriculture française.

Ambiance de congrès : une salle à Saint-Malo
pleine à craquer, une tribune avec la présence du
Premier ministre accompagné de son ministre de
l’Agriculture et la présence des responsables
agricoles professionnels.
"Nous ne ferons plus du syndicalisme démagogique (...). Dans nos revendications, aujourd’hui, nous ne sommes pas excessifs. Nous essayons de porter la mise en oeuvre de nos propositions"
, a déclaré Xavier Beulin, le président de la FNSEA, à l’issue de son intervention de clôture du 65e congrès de la FNSEA.

Le congrès 2011 à Saint-Malo, s’est déroulé "sans vague", dans "une ambiance sereine", animé pendant les trois jours par de nombreux débats "très riches, divers et porteurs d’avenir".

Même si le renouvellement des administrateurs a fait l’objet de discussions parfois rudes pour certaines régions, le congrès de Saint-Malo a procédé à un renouvellement important du conseil d’administration avec l’arrivée de 21 nouveaux élus (sur un total de 69 membres).

Une agriculture qui donne le meilleur d’elle-même

Le vrai changement, il faut le voir dans les ambitions affichées par le nouveau président pour redonner une perspective au monde agricole.

"Face au déclin que la France agricole enregistre dans plusieurs secteurs de production", Xavier Beulin propose de "cultiver une nouvelle ambition pour l’agriculture française", afin que "nous retrouvions une place de leader agricole en Europe, leader sur le plan alimentaire, leader aussi concernant l’impulsion que la France doit donner vis-à-vis de la future PAC et des différentes échéances internationales".

S’adressant au Premier ministre : "Nous sommes résolus à refuser la fatalité et à combattre le pessimisme ambiant. Nous ne voulons pas d’une France en déclin, d’un pays qui baisse la garde, d’une nation frileuse (...). Nous voulons tout au contraire un monde plus régulé, plus apaisé, une Europe qui libère les énergies, une France qui se bat et qui gagne, une agriculture qui donne le meilleur d’elle-même".

Ce projet pour le monde agricole français se trouve largement rassemblé dans le rapport d’orientation, adopté par une large majorité de congressistes (9 abstentions seulement pour 847 délégués votants).

Il ouvre les voies pour une croissance économique avec des perspectives de long terme, une croissance soutenable sur le plan environnemental et une croissance responsable que ce soit envers les agriculteurs, les territoires et la société.

Affirmons "notre patriotisme économique"

Inscrire les exploitations dans une croissance durable, "c’est conjuguer performance économique et performance environnementale", base même du "pacte" proposé dans le rapport d’orientation.

Au sujet du défi environnemental, Xavier Beulin déclare : "point d’idéologie, mais une approche scientifique, rigoureuse, pragmatique et une culture du résultat et de l’évaluation", et demande au Premier ministre "d’être garant de la qualité d’un dialogue basé sur l’écoute et le respect mutuel dans toutes les instances de gouvernance".

C’est dans un contexte d’inquiétudes fortes pour les productions animales et la viande bovine en particulier, que Xavier Beulin a énoncé plusieurs grands chantiers pour la FNSEA en 2011 : le G20, la réforme de la PAC d’après 2013, la compétitivité de l’agriculture française et l’organisation des filières agricoles.

Pour retrouver de la compétitivité, affirmons "notre patriotisme économique". Aux pouvoirs publics, "de mettre fin aux distorsions de concurrence, d’alléger les charges et de repenser des politiques publiques et régulatrices". Aux filières agroalimentaires et agroindustrielles, de "construire de vraies politiques partenariales, tant avec leur amont, les producteurs, qu’avec leur aval, la grande distribution". Quant aux producteurs : "ils ont la responsabilité de s’organiser pour affirmer et défendre leur place dans les filières".

Selon le président de la FNSEA, "notre pouvoir de marché passe par le regroupement de l’offre, la négociation des contrats, la maîtrise des coûts de production, l’adaptation des investissements et des moyens de production pour répondre à l’évolution des besoins des marchés".

Poursuivre l’allègement des charges sociales

À l’État, le responsable syndical demande de poursuivre "l’action d’allègement des charges sociales sur l’emploi permanent" ; de donner "l’impulsion nécessaire à la mise en oeuvre d’un mécanisme d’indexation du prix des produits alimentaires, en fonction du prix des matières premières".

L’organisation des producteurs et le regroupement de l’offre sont "les conditions nécessaires et indispensables de la réussite d’une démarche de contractualisation équitable pour la production agricole". "Encore faut-il, qu’à Paris comme à Bruxelles, le sacro-saint droit de la concurrence ne vienne pas faire avorter nos ambitions".

La présidence française du G20 a placé en priorité dans l’agenda politique des 20 plus grandes puissances la question de la volatilité accrue des cours des matières premières agricoles et par conséquent la nécessité de réguler davantage ces marchés. "

Au nom d’une plus grande sécurité alimentaire mondiale et de la sécurisation du revenu des agriculteurs, a rappelé Xavier Beulin devant les congressistes, la FNSEA réunira les 16 et 17 juin prochains (à la veille d’un G20 agricole organisé à Paris), entre 120 et 150 délégations mondiales de producteurs agricoles afin de contribuer à ce débat international"
.

Pour en savoir plus : retrouvez la totalité de cet article en page 4 du journal
La Marne Agricole n°2953 du 8 avril 2011

Par H. Garnier