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Evénements


Evénement
Publié le 02/04/2010

64ème Congrès FNSEA : renforcer l’efficacité du syndicalisme agricole

"Ce congrès est l’occasion de se parler franchement dans un contexte de crise sans précédent. Tous nos échanges, tous nos débats sont enrichissants et constructifs. Ils honorent notre syndicalisme" a lancé Jean Michel Lemétayer, président de la FNSEA, en ouvrant le 64e Congrès du Syndicat à Auxerre. Plusieurs délégués syndicaux ont demandé que leur syndicat incarne un vrai projet, pour que les adhérents puissent s‘y identifier. Même si les diversités de l’agriculture française ne facilitent pas l’élaboration d’un projet global.

La notion de solidarité a plusieurs fois été rappelée dans les
débats, jugée comme étant une ligne de conduite
déterminante pour la FNSEA. "Cette valeur appartient au
quotidien de la centrale syndicale et s’il existe le moindre
doute vis-à-vis de cette dernière, c’est que nous
communiquons mal"
a assuré le président. De très
nombreuses propositions ont été examinées. Tous les
congressistes affirment leur volonté d’un syndicalisme
rassemblé et prêt à l’action.
La FNSEA a choisi la Bourgogne pour tenir son 64ème congrès (du 30 mars au 1er avril 2010), au Parc des Expositions d’Auxerre dans l’Yonne. Une forte participation : plus de 750 congressistes, délégués syndicaux, soit cent de plus qu’en 2009 à Poitiers, y sont inscrits.

Traditionnellement temps fort pour l’organisation syndicale, ce 64e congrès revêt cette année un caractère encore plus particulier "du fait de la conjoncture agricole et de l’ambiance syndicale sur le terrain", comme l’a souligné, devant la presse, le président Jean- Michel Lemétayer.

"Ce congrès 2010 intervient après une année 2009 "chaude" sur le plan syndical, mais aussi une année désastreuse avec une conjoncture extrêmement dégradée dans tous les secteurs de production qui s’est traduite par un effondrement du revenu des paysans".

Un syndicalisme revendicatif et responsable

Jean-Michel Lemétayer, président de la
FNSEA : "Le monde agricole français doit
être capable de se rassembler pour faire
face à une échéance capitale : la remise à
plat de la PAC"
.
Les difficiles débats franco français autour du bilan de santé de la PAC, les congrès 2009 de la FNSEA et des JA marqués par l’expression de désaccords, la crise laitière depuis plus d’un an, l’action vérité de la FNSEA sur les marges de même que les rassemblements d’octobre…, l’organisation syndicale a connu une année mouvementée.

"Ces événements ont interpellé sur le terrain et ont mis en avant le besoin d’écoute, d’explication, d’accompagnement des agriculteurs (…). Il s’agit de nous pencher sur notre fonctionnement, sur notre organisation et sur l’avenir de notre syndicalisme à la fois revendicatif et responsable pour explorer toutes les voies possibles pour améliorer l’efficacité de la FNSEA"
, souligne le président de la FNSEA.

Le rapport moral 2010 intitulé "un syndicalisme responsable pour rassembler et agir", présenté par les secrétaires généraux et débattu par les congressistes le mercredi 31 mars, tente de répondre à la question "quel rôle pour notre syndicalisme majoritaire demain ?".

Pour clôturer cette première journée de congrès, l’industriel français Vincent Bolloré a été choisi comme grand témoin. "Symbole d’une réussite exceptionnelle dans un contexte difficile", parti de la fabrication de papier à cigarette (OCB) et papiers spéciaux, il fabrique aujourd’hui des voitures électriques, s’intéresse aux médias avec une chaîne de télévision et des journaux gratuits… "Nous avons des leçons à retenir de cet homme, devenu vrai capitaine de l’industrie".

Arrêter les consensus mous

La crise des marchés et leur régulation, ce qui va se passer en Europe et la future PAC qui va se mettre en place…, toutes ces questions sont au coeur des débats de ce congrès à Auxerre. "Ce qui sera décidé pour 2013 s e prépare aujourd’hui", commente le leader syndical.

Jeudi 1er avril, au cours d’une table ronde sur "l’avenir de la Politique agricole commune", des partenaires syndicaux européens anglais, allemands, irlandais, hongrois, espagnols participent au débat en expliquant leur vision de l’avenir.

Le Commissaire européen à l’Agriculture, Dacian Ciolos, retenu à Bruxelles, participe aussi à ce débat avec une intervention enregistrée en vidéo. Sur la question cruciale de la future PAC, le président de la FNSEA ne mâche pas ses mots : "Tout le monde sait que c’est au niveau européen que les choses vont bouger. Il faut éviter que la politique agricole, mise en oeuvre après 2013, ne soit que la résultante d’orientations budgétaires. Au président de la République de démontrer jusqu’où la France peut aller dans ce sens et j’espère qu’il ira jusqu’au bout. Il faut arrêter les consensus mous où les consensus où on se couche… La France a la nécessité de redresser la tête et d’avoir des exigences".

Pour le président de la FNSEA, il s’agit de définir ce que les agriculteurs peuvent espérer ou non d’une politique agricole d’après 2013. Le ministre de l’Agriculture viendra clôturer le congrès de la FNSEA : "j’attends de lui qu’il nous dise clairement ce qu’il met derrière le mot régulation".

Pour en savoir plus : retrouvez la totalité de cet article en page 4 du journal
La Marne Agricole n°2900 du 2 avril 2010


Par H. Garnier