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Evénements


Evénement
Publié le 21/03/2013

4L Trophy : que du bonheur (ou presque) !

Pour la 2e année, le Groupe FDSEA 51 a soutenu la participation de deux équipages d’étudiants, fils d’agriculteurs marnais à la 16e édition du 4L Trophy. L’un d’entre eux, Camille Guérin nous fait revivre cette belle aventure qui s’est déroulée du 14 au 24 février au Maroc.

Les 1 446 équipages du 4L Trophy ont parcouru
6 000 kilomètres en 10 jours.
La 16e édition du Raid 4L Trophy a rassemblé 1446 équipages soit 2892 participants, âgés de 18 à 28 ans, issus de 1460 écoles. Ils se sont élancés depuis le Futuroscope de Poitiers et de Saint-Jean de Luz, les deux villages de départ.

Objectif : rejoindre Marrakech, destination finale d’un périple de 10 jours et près de 6000 kilomètres à travers la France, l’Espagne et les pistes du Maroc. Le Raid 4L Trophy représente avant tout une aventure humaine, sportive et solidaire tant sur le principe d’acheminer des fournitures scolaires que pour l’entraide entre les participants sur le raid.

Une belle opération humanitaire qui touche 20 000 enfants marocains et que le groupe FDSEA 51 est fier d’avoir soutenue à travers de jeunes ruraux marnais. Retour en mots et en images par Camille Guérin, membre de l‘équipage n°1358.

Maîtriser la mécano

Vincent Boulant, à gauche, et Camille Guérin, à droite,
à l‘arrivée du rallye le 23 février
" Après un an et demi de préparation, enfin le départ de l’ESIEE Paris (école d’ingénierie en électronique et électrotechnique) en direction du "village-départ" de Poitiers. Après de longues heures de contrôles administratifs, conformité de la voiture et des équipements de sécurité, notre chère 4L F6 est déclarée "apte".

Nos 10 kilos de denrées alimentaires sont collectés au profit de la Croix Rouge Française. Plus de 10 000 repas seront servis grâce aux 4L. Départ officiel de Poitiers à 13h, le jeudi 14 février.

Sur la route, les premières galères arrivent : simple crevaison pour notre part mais cardan à changer, embrayage hors-service et même culasse cassée pour d’autres ! Nous avons choisi de faire tout le voyage jusqu’à Algésiras d’une seule traite, en alternant entre le volant et l’oreiller toutes les 90 minutes environ.

Nous avons donc eu une journée et demie pour nous reposer à ce premier bivouac, prendre conseil et s’instruire auprès des mécanos bénévoles, que nous remercions énormément ! Quatre ferries sont affrétés au port d’Algésiras pour faire passer aux 1445 équipages le détroit de Gibraltar.

Après une queue interminable pour la régularisation de nos passeports et des 4L, nous arrivons à la première heure sur le sol marocain. Après un dernier tronçon d’autoroute, il est temps de découvrir les joies de la conduite sur les routes du Moyen Atlas.

Nous arrivons en fin d’après-midi sur le bivouac de Boulajoul où il fait un froid polaire. D’après les anciens du 4L Trophy, "à Boulajoul, fous ta cagoule !". Sur la route de Merzouga, après les premiers kilomètres de pistes, une fumée blanche épaisse sort de notre capot !

Résultat : une heure et demie sur le bord de la piste, dans les nuages de sable déplacés par nos collègues, les mains dans le moteur à changer la courroie de pompe à eau, la durite éventrée du radiateur et une bonne purge."

Des dons pour les écoles

20 000 enfants bénéficieront de 60 tonnes de fournitures
scolaires.
"Les équipages se réunissent autour des 300 enfants et des 15 ONG locales lors d’une cérémonie au cours de laquelle nous avons donné nos fournitures scolaires. Ainsi plus de 20 000 enfants bénéficieront des 60 tonnes de matériel apporté et quatre nouvelles salles de classe seront construites grâce aux dons des 4L.

Cette année, une dizaine de projets ont été subventionnés afin d’équiper des écoles de panneaux photovoltaïques, pompes à eau solaires et même un cinéma solaire !

Après une nuit fraiche, le petit déjeuner est accompagné de "nez rouges" afin de soutenir l’association "Le Rire Médecin". Le 4L Trophy finance 500 représentations de clowns dans les hôpitaux."

Le désert, c’est la galère

"Nous voilà partis pour une centaine de kilomètres dans le désert ! Cent kilomètres de franchissements ne se font pas en une heure, mais plutôt en une journée ! Surtout quand notre pot d’échappement passe devant la voiture après une marche arrière dans un bac à sable !

Résultat : amputation du pot avant le silencieux ce qui procure à l’oreille du Trophiste une douleur aigüe durant les 50 derniers kilomètres. Arrivés vers 17 heures au bivouac, après le ravitaillement, nous prenons la direction du stand mécanique. Achat d’un coude de pot d’échappement et réparation durant une bonne partie de la nuit par nos propres moyens, les mécanos étant retenus par des cas plus sérieux.

Journée suivante, durant une autre boucle d’une centaine de kilomètres dans le désert, nous avons dépanné une 4L ardennaise mal en point. Un problème sur la boite de vitesse avait amené le cardan à se déboiter.

Retour au bivouac dans le noir : c’est beaucoup moins facile de se repérer dans le désert quand on n’y voit rien ! Heureusement, après une heure d’errance, un 4x4 de la presse a joué l’éclaireur.

Malheureusement, nos barres de torsion n’ont pas tenu les chocs. Nous choisissons de contourner les derniers kilomètres de pistes par la route afin de préserver la voiture. L’étape suivante dure 2 jours, nous quittons les pistes du désert pour des petites routes très vétustes.

Arrivée à Ouarzazate, où nous bivouaquons en face d’un hôtel de luxe qui nous reçoit comme des rois. Les cuisiniers reprennent le service juste pour nous faire un superbe sandwich à 3 euros, à minuit et demi ! Le lendemain, nous traversons le célèbre col du Tichka, où les 4L évoluent à moins de 20 km/h… pour arriver à Marrakech."

La morale de l‘histoire

Des marocains accueillants et souriants qui ont le
sens de l‘hospitalité.
"Après dix jours de périple et plus de 6 000 kilomètres parcourus, nous sommes arrivés à Marrakech. Enfin une bonne douche suivie d’une soirée de clôture et de remise des prix sous le signe de l’émotion et de la fête. Journée de repos à Marrakech où nous avons rencontré un chauffeur de taxi improvisé guide.

Le lendemain, huit heures de trajet jusqu’au port Tanger Med où nous avons attendu six heures le ferry. Deux heures après, nous revoilà en Europe ! Suivent plus de 24 heures de conduite alternée pour passer plus de quatre heures dans les bouchons de notre bonne vieille capitale, Paris.

Je définirais ainsi notre expérience :
- beaucoup de poussière, beaucoup de galères et plus beaucoup d’essence à chaque arrivée !
- que du bonheur !,
- des marocains accueillants et souriants qui ont le sens de l’hospitalité
- nous faisons partie de la grande famille du 4L Trophy !
- une réelle entraide entre les participants qu’ils soient de Lille, de Paris, de Belgique, de Marseille…

Nous tenons à remercier tous ceux qui ont cru en nous et ont rendu possible cette formidable aventure : nos proches et nos sponsors"
.

Par Camille Guérin