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Evénements


Evénement
Publié le 13/09/2012

Un plan d’action pour les agriculteurs.

Visite de François Hollande au Space.

Arrivée du président de la République au Salon de
l’Elevage à Rennes, il est accueilli par
Jean-Michel Lemétayer, président du Space.
Le président de la République est venu inaugurer le 11 septembre le Salon international de l’élevage à Rennes. François Hollande a frappé fort avec quatre heures de visite suivie d’un discours sur les orientations qu’il entend donner à la politique agricole française.

Jean-Michel Lemétayer, le président du Space, ouvre le bal des discours vers 18 heures et tente d’être rassurant. Dans un contexte de hausse des matières premières, le moral des éleveurs n’est pas au beau fixe.

"Le Space est le reflet du dynamisme des acteurs des filières animales, de leurs espoirs, et aussi de leurs difficultés", lance Jean-Michel Lemétayer.

Échelonnement des cotisations sociales

Pour rassurer la profession agricole, François Hollande a annoncé le lancement d’un "plan d’actions" qui est présenté par Stéphane Le Foll le 12 septembre en Conseil des ministres.

"L’État doit accompagner la solidarité professionnelle par la solidarité nationale"
, lance-t-il. Ce plan prévoira "l’échelonnement des cotisations sociales et un accompagnement bancaire individuel pour les éleveurs qui connaissent des difficultés".

"Nous aurons aussi à activer les mécanismes de négociations commerciales et notamment les accords de mai 2011", ajoutet- il. Accord du 3 mai 2011 initié par la FNSEA et qui ouvre pour les filières bovine, porcine et volaille, des négociations sur les tarifs de vente en cas de variation excessive à la hausse ou à la baisse des prix des aliments du bétail.

Lutter contre la volatilité des prix mondiaux est, pour lui, une question prioritaire. Il souhaite mettre en place, au niveau mondial, des outils de protection contre la volatilité sous forme de réserve alimentaire d’urgence.

"Je milite également pour que soit engagée une régulation capable de lutter contre les fluctuations de prix", ajoute-t-il. Le cours actuel élevé des céréales impacte l’élevage. "Si on remet en culture des terres consacrées à l’élevage, alors c’est toute la qualité des exportations qui sera remise en cause ainsi que l’avenir des territoires".

"L’enjeu des productions animales sera une priorité", assure François Hollande mettant aussi l’accent sur la compétitivité du pays : "il nous faut partir à la reconquête des marchés mondiaux. L’innovation, la qualité, l’exportation, tout devra être mobilisé".

Le chef de l’État a insisté sur l’importance des régions en France qui sont "les partenaires" de la dynamique de compétitivité. Un nouveau dispositif fiscal Le président a annoncé une politique d’installation des jeunes renforcée et rénovée sous la houlette du ministre de l’Agriculture.

Dans ce sens, il assurera une "défense du budget européen pour maintenir la PAC". "C’est une condition pour que les jeunes rentrent dans le métier et pour permettre de faire vivre dignement leur famille. Il faut qu’ils aient les conditions pour investir, embaucher ou produire".

La préservation du foncier sera aussi au coeur de la problématique. La sanctuarisation des terres agricoles devra être menée avec tous les moyens juridiques nécessaires.

Concernant la fiscalité, dès 2013, le chef de l’État mettra en place "un nouveau dispositif fiscal permettant aux agriculteurs de se protéger davantage par rapport aux risques et plus souple d’utilisation". "Les dispositifs de dotation pour aléas (DPA) et de dotation fiscale pour investissement (DPI) ne répondent plus aux objectifs", selon François Hollande.

Il souhaite aussi que les "instruments de couverture des risques" comme les assurances soient améliorées. Sur le volet de la protection sociale, le chef de l’État a rappelé son intention de proposer avant la fin de l’année une réforme du mode de financement de la protection sociale pour améliorer la compétitivité de l’agriculture française.

Si l’idée de la TVA sociale n’a pas été retenue par le gouvernement, François Hollande veut tout de même "aller chercher d’autres contributions et ne pas pénaliser ce qui doit aujourd’hui être stimulé".

Une révolution doublement verte

"Il faut produire d’avantage mais différemment. L’intérêt c’est de pouvoir conjuguer la performance économique nécessaire avec l’impératif environnemental", insiste le président. Il souhaite que les agriculteurs "prennent toute leur place dans la conférence environnementale" qui se déroulera les 14 et 15 septembre et reconnaît l’engagement des agriculteurs pour l’environnement.

Son objectif est aussi de retrouver une diversité des productions. Thématique qui sera abordée dans les groupements d’intérêts économiques et écologiques proposés par le ministre de l’Agriculture dans la prochaine loi agricole.

Au niveau européen, la France doit participer au verdissement de la PAC "mais à une condition : que la réalité soit adaptée aux conditions de nos exploitations". Quant au second pilier, "la France doit l’utiliser pour accompagner le mouvement agro environnemental mais en utilisant toutes les techniques y compris les plus innovantes".

Pour en savoir plus : retrouvez la totalité de cet article en page 5 du journal
La Marne Agricole n°3028 du 14 septembre 2012