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Actualités du groupe


Actualité du groupe
Publié le 19/07/2019

Aller voir ce qui se fait ailleurs !

 Aller à la rencontre d'agriculteurs qui ont une 
longueur d'avance et s'inspirer de leurs pratiques.

Quels sont les risques si je me lance en agriculture de conservation ?

Mon exploitation est-elle assez solide pour supporter le changement ? Que pourraient penser mes voisins ? ... Parce qu’il n’est pas toujours évident de réfléchir à d’autres façons de travailler et surtout de se lancer, il est primordial de s’entourer pour ne pas rester seul avec ses questions et ses idées. De même, lorsque l’on pratique déjà depuis plusieurs années, de nouvelles questions se posent afin de perfectionner toujours un peu plus ses pratiques, notamment au travers des essais.

Aller voir ce qui se fait ailleurs, rien de tel pour ramener de nouvelles idées chez soi ! Pour la 4e année consécutive, le Club Agriculture de conservation de Dynamique Projets a proposé à ses adhérents d’aller à la rencontre d’autres agriculteurs en France.

Novices en la matière ou passionnés d’agriculture de conservation depuis des années, 28 agriculteurs se sont rendus dans la Nièvre avec le GIEE Magellan, l’Yonne chez Stéphane Billotte, et l’Aube chez Fabien Driat. Partages d’expériences sur les réussites, les échecs, ou encore les essais en cours, autant de conseils pour aider les participants à avancer dans leurs réflexions.

Léa Thomas Dynamique Projets

 

Paroles d'agri

 Réaliser des essais pour voir ce qui fonctionne
chez soi est une des clés de la réussite.

Aurélie Gobron - Nuisement sur Coole : "Nous sommes allés à la rencontre d’agriculteurs avec des terres difficiles à tendance hydromorphes. Malgré cela, ils arrivent à trouver des solutions alternatives qui leur permettent de faire face aux adventices. La chimie a atteint ses limites et ne remplit plus son rôle initial. Il est nécessaire de trouver des alternatives et la nature a des solutions prometteuses pour y faire face. Il faut garder espoir en l’agriculture, elle est porteuse de solutions pour l’environnement ainsi que pour la conservation des sols, tout en restant productive, et ce, malgré les changements climatiques".

Sylvain Le Brun - Gault Soigny : "La rencontre avec Stéphane Billotte m’a beaucoup marquée. Il pratique l’agriculture de conservation depuis longtemps déjà, et depuis peu est passé en bio. Il a recours au purin d’ortie, au mélange d’espèces, et réalise des essais pour valider l’utilité des traitements de semences. La visite chez Fabien Driat a permis de voir une alternative au purin d’ortie : la silice en poudre additionnée à de la vitamine C ! Je pense mettre en place davantage d’associations de cultures. Il est nécessaire de réaliser des essais, car ce qui marche chez eux ne fonctionnera pas forcément chez nous".

Bernard Beaudoin - Janvilliers : "J’ai à mon actif 30 moissons réalisées avec de la chimie qui répondait à tous les problèmes. Aujourd’hui la donne n’est plus la même, suite à la réglementation mais aussi aux problèmes de résistance. Je m’intéresse de plus en plus aux pratiques de l’agriculture de conservation, notamment les couverts végétaux, même si la suppression du travail du sol me fait encore peur dans mes limons argileux hydromorphes. Les agriculteurs que nous avons rencontrés ont trouvé des solutions contre le salissement, mais aussi pour réduire leurs coûts. Ils se sont équipés pour de grosses structures, seuls, à plusieurs ou en faisant de la prestation. Cela me paraît plus difficile de commencer individuellement".


Par Léa Thomas,